• Philippe Natalini


     

       Cela se passait il y a 77 ans, jour pour jour :

    disparition d'Antoine de Saint-Exupéry...   

     

    À Borgo, ce 31 juillet 1944, le commandant Antoine de Saint-Exupéry se glisse dans le cockpit de son lightning P38 pour son dernier vol. Juste avant de décoller, il laisse un mot à son ami Pierre Dalloz : «Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien.»

        Parti pour une mission de reconnaissance en Savoie, il ne regagnera jamais sa base.

    Les hypothèses les plus folles ont alors circulé sur sa disparition. 

     

    Suicide, désertion, victime d’une panne mécanique, d’une défaillance physique ou abattu par un avion ennemi ?

    Le mystère a longtemps plané sur la disparition de l'écrivain-aviateur Antoine de Saint-Exupéry.

    Jusqu’à la découverte en 1998, d'une gourmette à son nom remontée dans les filets d'un pêcheur au large de Marseille et deux ans plus tard, l’identification de l’épave de son appareil, près de l'île de Riou.

                Près de la carlingue, des débris d'un Messerschmitt allemand orientent l'enquête vers l'Allemagne. Saint-Exupéry aurait bien été abattu en mission par un chasseur allemand. 

     

    Peut être une image de texte qui dit ’1998 es Jean-Claude Claude BIANCO, patron-pêcheur marseillais trouve en mer la gourmette. d'Antoine de SAINT-EXUPÉRT Il en fait part à Henri- Germain DELAUZE qui lance une campagne de recherches des restes de l'avion perdu au large de Marseille en 1944.’   Retrouvé au terme d'une longue enquête, Horst Rippert, 88 ans,

    ancien combattant de la Luftwaffe, le reconnaît en 2008. "Vous pouvez arrêter de chercher c'est moi

    qui ai abattu Saint-Exupéry". 

     

    En poste en Provence deux semaines avant le débarquement de Provence, l’aviateur allemand explique que c'est

    en regagnant sa base qu'il a aperçu un avion d'observation Lightning P-38 volant vers Marseille, trois mille mètres

    au-dessus de lui.

            "Le pilote, je ne l'ai pas vu. C'est après que j'ai appris que c'était Saint-Exupéry", expliqua alors Horst Rippert, décédé aujourd'hui. Très affecté, il avait confié avoir "espéré que ce n'était pas lui", car, "dans notre jeunesse nous l'avions tous lu, on adorait ses bouquins". 

       Les morceaux de l'avion de l'auteur du "Petit Prince" et de "Pilote de guerre"

    ont été remis en juin 2004 au musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

     

    Tous les ans, une cérémonie hommage a lieu à l’aéroport de Bastia-Poretta, où une stèle à la mémoire du commandant Antoine de Saint-Exupéry a été érigée.

                          


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  •  « Sous chaque “maladie” se trouve l’interdiction de faire

    quelque chose que nous désirons ou l’ordre de faire quelque chose

    que nous ne désirons pas.

    Toute guérison exige la désobéissance à cet interdit ou à cet ordre.

    Et pour désobéir, il faut se débarrasser de la peur enfantine de

    ne plus être aimé, c’est à dire abandonné.

    Cette peur entraîne un manque de conscience :

    Celui qui en est affecté n’a pas conscience de ce qu’il est vraiment,

    car il essaye d’être ce que les autres attendent qu’il soit.

    S’il persiste dans cette attitude, il transforme sa beauté intime en maladie.

    La santé ne se trouve que dans l’authenticité.

    Pour parvenir à ce que nous sommes, il faut éliminer ce que nous ne sommes pas.

    Le plus grand bonheur, c’est d’être ce que l’on est. »

    Alexandro JODOROWSKI


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  • Peut être une illustration de 1 personne



     On les appelle les pleurnicheurs, les émotifs, les penseurs.

    Je suis hyper sensible.

    Tout me touche, m'atteint, m'émeut, me submerge, me gonfle.

    J'ai mal pour moi, pour l'autre.

    Je ressens.

    Je pleure pour un rien, je ris facilement.

    Je sens les odeurs, les âmes, la tristesse.

    Je n'ai aucune limite à ressentir.

    Je m'énerve plus facilement,

    Je suis à fleur de mots, de peaux, de beaux.

    Je suis une hypersensible.

    Je suis différente.

    Remplie de poésie.

    Quelque chose danse en moi.

    Une lumière me rend bizarre, intouchable, indomptable.

    J'en demande toujours trop.

    Je parle pour ne rien dire, parce ce qu'il a toujours quelque chose à en dire.

    On les appelle les marginaux, les fous, les extra humains.

    Je suis une écorchée, une abîmée, une blessée de vie.

    Je suis empathe.

    Je décèle ce qu'on ne me dit pas,

    Je tire les vers du nez.

    Je respecte le silence, car je le parle couramment.

    Je suis ainsi.

    Un peu cabossée, tendre, et émotive.

    J'ai un orage qui gronde, et un arc en ciel qui brille.

    Je ressens plus fort, tout ce qui effleure l'autre.

    Je peux perdre pied.

    Plus vite, plus violemment que quelqu'un d'une sensibilité normale.

    La mienne n'est jamais banale.

    J'ai une petite boule qui bouge en moi.

    Qui se coince dans ma gorge, fait mal à mes yeux, ou fout le feu dans mon ventre.

    Je peux ressentir très fort, m'envoler très haut et redescendre brutalement.

    Je peux éclater en sanglot, et rire aux éclats pour quelque chose qui me fait peur, vibrer, ou vivre.

    Je vis toujours accroché à ma boule d'émotion.

    Elle ne saute pas aux yeux des autres, mais prend toute la place en moi.

    C'était ma fragilité, j'en ai fait ma force.

    C'est mon démon que j'aime, mon diable au corps.

    Mon cœur qui bat n'est pas un muscle chez moi,

    C'est un lieu d'immersion, de rendez vous, de petites morts et de profondeurs inégalées.

    Et celui qui peut me comprendre, alors seulement celui là, peut m'aimer.

    La dame aux bons mots.

    Cyrielle Soares.


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    Marc Thomas

     

     Peut être une image de 1 personne et plein air

     

     

    L'ESPRIT TRANQUILLE

    A trop vouloir saisir

    Les choses du monde,

    l'attachement surgit

    et persiste

    Vouloir que les choses se passent

    uniquement comme on voudrait

    fait naître la colère.

    A ne pas comprendre

    l'inéluctabilité du changement,

    la confusion obscurcit l'esprit.

    Affronte le monde transitoire

    sans peur ni saisie,

    fais confiance à la Vie,

    tu atteindras la vraie sérénité.

    - Bhagavad Gita.


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  • Peut être une image de plein air

    Je ne manque de rien

    Je me questionne,

    Qu'est-ce qui pourrait véritablement me faire défaut

    Pour que la vie ne me gratifie de ce qui a le plus de prix?

    Devrais-je justifier d'une pièce d'identité

    Ou de je ne sais quel code sanitaire?

    Que me manque-t-il réellement

    Pour que la vie me soit un don,

    Une joie qui se reçoit...

    Je ne manque de rien,

    Faudrait-il que j'aille au cinéma

    Ou que je dusse me délecter d'un soda

    Que je préférerais rester chez moi,

    Près de la mare du jardin

    A méditer sur la générosité sans limite

    Du simple plaisir d'exister en toute tranquillité.

    Je ne manque de rien,

    Dans le silence du matin

    Le chant des oiseaux

    Me sont un pass salutaire...

    J'en remercie le ciel,

    Il existe encore mille lieux protégés

    Où je puis méditer et prier

    Sans le tracas de devoir me justifier

    D'exister sans risquer de passer

    Pour un pestiféré...

    Dieu soit loué,

    Pour tant de bonté.

     

    Marc Maronne

     


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