• Aujourd hui je vous amène vers le petit village de Réal, en Capcir Après Mont Louis face Aux Angles

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    Réal est un village de petite taille situé sur le côté Est de la vallée du Capcir, pas loin de Puyvalador et au Nord de Matemale. Une de ses particularités est qu'il est isolé dans la campagne, légèrement en hauteur par rapport au lac de Puyvalador, ce qui le rend visible de loin. Et vu de loin, Réal semble très joli, et il faut avouer qu'il l'est, même si il ne représente pas le plus beau village de la région.

     

    Peut être une image de nature et herbe

    Réal est un hameau de Formiguères, de l'autre côté du lac, la plus importante ville du Capcir. Réal se trouve exactement sur le flanc Ouest de la vallée du Capcir, au Nord de Matemale. Pour se rendre sur place, disons à partir de Mont-Louis, il faut suivre la route de Matemale, poursuivre vers Formiguères. La bifurcation vers Réal est sur la droite.

    Il y a une originalité à Réal : La route fait un cul-de-sac, elle se poursuit juste jusqu'au hameau d'Odeillo-de-Réal, un peu plus au Nord, puis elle s'arrête dans la campagne.

                           

     Réal (Pyrénées-Orientales)

    L'église paroissiale de Réal est dédiée à St Romain. C'est une église romane mentionnée dès 893, durant la première années du règne du roi Charles le simple. On trouve une référence dans un diplôme de 908, on peut y lire que St Romain de Réal est une possession de l'abbaye St Jacques de Joucou, dans le Razès. Le pape Aggapet le confirme en 955.

    Peut être une image de nature 

    L'édifice était initialement construit suivant un plan rectangulaire, l'abside droit étant dans le prolongement de la nef. La façade Sud possède encore les bandes lombardes de cette église initiale, ainsi qu'une petite fenêtre dans l'abside. La voûte est en arc brisée. Cette église sera largement modifiée au XVIIIe siècle avec l'ajout du portail, du clocher-mur et d'une chapelle sur le côté Sud. Il y a aussi une chapelle latérale, de plan carré, voûtée en berceau surbaissé qui s'ouvre sur une arcature elle aussi surbaissée. La sacristie est au Sud, elle fut construit en 1851. La porte est datée de 1744, elle est venue remplacer une porte plus ancienne dont il ne reste que l'ébrasement intérieur Sud. Une fenêtre étroite et haute, désaxée par rapport au berceau de la nef, date de l'ancien édifice. LEs deux grandes fenêtres, éclairant la nef n son flanc Sud, datent du XVIIIe siècle. Le clocher-mur possède deux cloches baptisées Ste Maximine et St Romain le 5 septembre 1807.

    Peut être une image de plein air et monument                   

    Dans l'église le baptistère date du XIe siècle, c'est un bloc de granit évidé qui est placé dans l'embrasure de l'ancienne porte Sud. L'église possède des éléments de décor de grande valeur patrimoniale. Le retable, au fond du choeur, contient en son centre une Vierge à l'enfant et, de part et d'autre, de St Maximine et St Romain. Il fut construit par Jean-Jacques Melair, un maître sculpteur de Carcassonne. A son fronton une toile peinte, à priori "la résurrection", respecte les instructions de Monseigneur Pavillon, évêque d'Alet de 1637 à 1677.

    Église Saint-Romain - Sauvegarde de l'Art Français

    Il y a d'autres élément de mobilier ancien : un bénitier orné d'une croix à quatre branches égales et s'élargissant aux extrémités (croix pattée). Il repose sur une colonette et une meule encastrée dans le dallage.

    Sinon Réal possède, sur son territoire, une croix métallique. Elle se trouve le long de la départementale 32c, au Nord.

     

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    Vers la fin du IXe siècle, seule l'église de Formiguères existait (833). Il faut dire que les comtés n'avaient été conquis par les francs que peu de temps avant. (793-811) Ceux-ci, et en particulier Charlemagne, instaurèrent le système féodal. La vallée de l'Aude fut une possession du comte de Razès, et le restera jusqu'en 877, au moment où il sera récupéré par le comte de Cerdagne, liant la vallée à la Catalogne et pas au Languedoc.

    Vers la fin du IXe siècle, l'abbaye de St Jacques de Jocou, en Razès, influença le comte pour qu'il fasse créer des églises en Capcir. L'idée était de fédérer les populations montagnardes autour des édifices religieux. C'est ainsi que parut Réal et ses hameaux voisins. On trouve Réal lors de la donation de Guifred II comte de Cerdagne à son second fils Béranger. L'appellation qu'il utilise est "Les montagnes de Madres avec les villas de la rivière d'Auda qu'on appelle Creu et Réal avec près, pasquiers et garrigues." Notons le mot de Garrigues, signifiant probablement autre chose que ce que l'on connaît aujourd'hui (c'était sûrement un synonyme de "broussailles"), et la mention du village de Creu, au pied du col du même nom.

     Réal et le lac bien remplit 

    Puis en 1087, un autre acte de don fait à Guillem, petit fils de Guifred II nomme la "villa de Real", nom sous lequel est alors indiqué le village.

    Durant le XIIIe siècle le roi d'Aragon confie à un certain Arnau Squillat, notaire à Villefranche, les droits de pêche dans la Lladura entre Formiguères et Réal, alors quasiment non peuplé.

    Ce droit fut transmit à son fils Bernat, qui reçu du roi la châtellenie de Puyvalador. Bernat acheta la même année la dîme de Fontrabiouse et tout le territoire de Puyvalador. Il était déjà propriétaire du lieu d'Odeillo (Odeillo de Réal de nos jours, en Capcir) et devint plus tard viguier de Cerdagne et battle de Puigcerda.

    Nul doute que ce personnage a joué un grand rôle dans la structure moyenâgeuse du Capcir du XIIIe siècle. Mais Réal était depuis 1276 en la possession de Pere d'Onzès. A sa mort Hugues Squillat récupéra la seigneurie, ce qui laisse à penser que la famille Squillat, bien dotée par les rois d'Aragon, avait un pouvoir étendu dans la vallée du Capcir. D'ailleurs Hugues a rendu hommage au roi pour cette seigneurie.

     Réal est le lac à sec , souvent à la période de l été quand il est vidangé pour nettoyage 

    Son fils Bernat, un chevalier, devient seigneur de Réal en 1334, mais dix ans plus tard le royaume de Majorque tombe. Le nouveau maître du Capcir, le roi Pierre IV d'Aragon remanie complètement ses territoires. Les anciens seigneurs sont spoliés au profit d'autres, favorable à l'Aragon. C'est ainsi que la seigneurie de Réal passe sous la direction du comte de Foix, puis au seigneur d'Evol, vicomte et ancien possesseur de la plupart des autres hameaux du Capcir.

    Nous avons quelques traces de l'évolution de la population de Réal durant cette époque. En 1359 le village était composé de 9 feux, et en 1515, c'est à dire une fois l'épidémie de peste du XVe siècle fut endigué, 8 feux.

    Entre le XIVe et XVe siècle Réal sera cédé à Arnau Béranger Vidal, de Fuilla. A sa mort le frère de celui-ci hérite de la seigneurie et c'est ainsi que Réal passa à un certain Bernat Colomer. En 1500 on trouve Réal en tant que possession de la famille de Banyuls, suite au rachat de la seigneurie par Jean, seigneur de Banyuls de Montferrer. Le village restera dans la famille jusqu'à la Révolution française. En 1687 par exemple, la seigneuresse était la veuve de Charles de Montferrer, lointaine héritière de Jean et seigneur de Réal et d'Odeillo, fille des comtes d'Ille, marquise de Montferrer depuis 1675.

    Peut être une image de montagne, herbe, route et nature 

    Et une anecdote pour finir. A la fin du XVIIe siècle la France envoya des régiments de cavalerie s'installer un peu partout en France, surtout sur les frontières. En 1690, c'est à Réal et à Matemale que le régiment de cavalerie Légat prit ses quartiers.

     

    Peut être une image de nature, herbe et montagne                        Réal

    Il n'y a pas trop d'originalité dans le nom du village de Réal. Réal, en catalan, ça signifie "Royal", sans surprise. Ce lieu de vie était, durant le Moyen-âge, à proximité de Puyvalador où se trouvait le château roi d'Aragon. Formiguères était aussi une place forte royale, il n'est donc pas étonnant qu'un des villages de ses territoires ait été nommé de ce nom-là.

     

    Peut être une image de Marguerite africaine et nature   Peut être une image de fleur et nature            Peut être une image de fleur et nature

     Quelques fleurs que nous trouvons vers ce coin du Capcir et les villages de Réal, Odeillo, Puyvalador

    Peut être une image de fleur et nature        Peut être une image de fleur et nature     Peut être une image de fleur et nature     

     

    Merci de votre visite à demain ...... 

     

     


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    LA MAISON ROSE

    2, rue de l'abreuvoir

    Paris 18eme

    Histoire d'une renaissance

    La Maison Rose fait incontestablement partie des lieux incontournables à Montmartre. A l’angle de la rue des Saules et de l’Abreuvoir, elle a été immortalisée par de nombreux peintres, parmi lesquels Maurice Utrillo ou encore Bernard Buffet. Depuis plusieurs années, la Maison Rose attirait principalement les touristes, sensibles au charme pittoresque de la façade, mais rares étaient les montmartrois à oser encore s’y aventurer. Pourtant, l’histoire de la maison reste étroitement liée à celle d’un grand nombre de personnalités du quartier, à commencer par ses propriétaires successives.

    la Maison Rose a été reprise par Laurence Miolano, la petite-fille de la dernière propriétaire du lieu.

    Retour au début du siècle dernier, à l’époque où Picasso et ses amis battaient le pavé de nos rues… On ne connaît pas exactement l’année de construction de la maison, probablement avant 1850. En revanche, on sait qu’elle a été rachetée aux alentours de 1905 par une certaine Laure Germaine Gargallo, épouse du peintre Ramon Pichot, et ancien modèle de Picasso

    . On raconte que c’est elle qui serait à l’origine de la mort du peintre Casagemas, ami intime de Picasso qui, éconduit par la belle, se suicide en 1901 dans un restaurant de la Place Clichy, marquant pour les historiens de l’art le début de la période bleue de Picasso.

    Moins célèbre que ce dernier, Ramon Pichot n’en demeure pas moins un immense peintre très connu dans son pays (une exposition intitulée « Des Quatre Gats à La Maison Rose » lui a d’ailleurs été consacrée au Museum National de Barcelone à l’automne 2018.

    Séjournant régulièrement à Cadaquès, il fréquente la famille de Salvador Dali, qu’il rencontre à l’âge de 10 ans, et dont il deviendra le mentor. L’histoire voudrait que ce soit lors d’un des séjours du couple en Catalogne que Laure, émerveillée par les couleurs des maisons, ait eu l’idée à son retour de peindre la fameuse maison en rose…

    L’une des premières photos de La Maison Rose, aux alentours de 1870

    Durant de nombreuses années, le lieu fut fréquenté par tous les artistes et autres personnages pittoresques de Montmartre, et si l’enseigne était bien celle de la Maison Rose, tout le monde avait plutôt coutume de se retrouver chez Tante Laure

    . A la mort de son mari en 1925, Laure se retrouve seule à la tête de l’établissement. Au début des années 30, la maison est menacée par un programme de construction (certainement le même qui menaça le terrain voisin où seront plantées les vignes), mais sans que l’on sache si Laure avait ou non accepté de vendre sa maison, celle-ci fut finalement sauvée. Elle est d’ailleurs depuis cette époque mitoyenne côté rue des Saules d’une magnifique villa Art Déco.

    Les années passent, et Laure Germaine Pichot, rongée par la syphilis, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Picasso lui restera fidèle jusqu’au bout, visitant régulièrement « la vieille dame édentée » à Montmartre. Elle s’éteint le 3 décembre 1948, et à la fin du même mois, c’est Béatrice, la grand-mère de Laurence Miolano, qui rachète la maison.

    Bien que d’origine italienne, Béatrice est une montmartroise pur jus. Nous sommes au début des années 50, nombreux sont les cabarets où se produisent de jeunes artistes, qui ne manquent pas de passer par La Maison Rose, tout comme les montmartrois qui restent fidèles au lieu. Pourtant, bien qu’épaulée par son fils Jean, elle songe à revendre le lieu, et en confie finalement la gérance à Toutoune, figure aussi illustre qu’excentrique du Montmartre de l’époque. Entre temps, Jean, le père de Laurence, rachète Les Trois Marches, l’épicerie de la rue Girardon qui deviendra ensuite le restaurant l’Assommoir ; Jean, que beaucoup de montmartrois ont mieux connu sous le surnom de Nounours, et qui fut une vraie figure du quartier.

     

    Après de longs mois de travaux, La Maison Rose a officiellement ré-ouvert ses portes il en janvier 2018

    Laurence a donc pensé La Maison Rose comme un projet artistique (elle est elle-même musicienne), en s’appuyant notamment sur des documents d’archives, mais aussi sur la mémoire familiale. Le lieu a désormais retrouvé son charme d’antan, et on se laisse vite séduire par la décoration, entièrement composée de meubles chinés et de matériaux d’origine (jetez un œil en entrant sur le carrelage, qui a certainement vu défiler un nombre impressionnant de personnalités !).


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  • Peut être une image de 2 personnes

    À la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents.

    Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous.

    Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage…

    Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train.

    Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l’amour de notre vie.

    Beaucoup démissionneront (même éventuellement l’amour de notre vie), et laisseront un vide

    plus ou moins grand.

    D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.

    Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’aurevoirs et d’adieux.

    Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur

    de nous-mêmes.

    On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons.

    Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.

    Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.

    Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.

    Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous.

     

    Le train de la vie de Jean d'Ormesson

     


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  • Balade rafraichissante vers le Lac du Ticou en Cerdagne entre Mont Louis et Font Romeu

    Peut être une image de arbre, lac, herbe et nature

     

     

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  • Peut être une image de arbre et rue

    Le passage Sainte Avoye .

    Dans La rue du Temple une des plus vieilles rues de Paris, située entre les 3e et 4e arrondissements, dans le quartier du Marais et qui doit son nom à l'ordre des Templiers, installé au milieu du XIIIe siècle dans ce quartier dit quartier du Temple encore de nos jours se trouve le passage Sainte-Avoye, entre la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie et la rue Michel-le-Comte, qui faisait partie de la « grande rue du Temple » puis de la « rue du Temple ».

    À l'emplacement de l'hôtel Neuf-de-Montmorency, le passage Sainte-Avoye fut ouvert en 1828 ; en 1838, lors du percement de la rue Rambuteau, cet hôtel disparut complètement. Le connétable Anne de Montmorency y mourut en 1567. L'hôtel deviendra la propriété de Mesmes et celle d'Antoinette de Mesmes (?-1709), épouse de Louis Victor de Rochechouart de Mortemart (1636-1688) duc et duchesse de Vivonne, qui y demeurent en 1676. En mai 1716, le banquier John Law y installe sa première banque.

    Ce passage suit le tracé de l'enceinte de Philippe Auguste qui sortait dans la rue du Temple actuelle entre les numeros 60 et 62. Si aucune trace de l'enceinte n'est actuellement visible, on constate toutefois que ces deux numéros ne sont pas dans le même alignement.

     

    Source Wikipédia .

     


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