• LA PEUR DE PERDRE....
     
    La peur de perdre est présente dans presque toutes les sphères de notre vie.
    Nous avons peur de perdre notre conjoint, notre emploi, nos amis. Nous avons peur de perdre la face, de perdre une argumentation, nos biens, notre santé. Nous avons aussi peur de perdre notre confort et notre routine, devant des changements imminents.
    À cause de ces peurs, nous nous crispons dans des attitudes plus rigides pour ne rien perdre; nous tentons de contrôler tous nos environnements, de tout planifier, tout prévoir, tout superviser. Nous refusons d’adhérer aux changements, nous développons une tendance plus forte au contrôle et à la résistance, puis, nous devenons plus jaloux et angoissés. Quand nous avons l’impression que nous sommes sur le point de vraiment perdre quelque chose, nous intensifions davantage nos comportements anxieux, alors, le stress nous ronge et nous épuise.

    ET POURTANT, EST-CE QUE NOTRE PEUR DE PERDRE QUELQUE CHOSE NOUS A DÉJÀ PRÉSERVÉS DE PERDRE QUELQUE CHOSE?

    Est-ce que parce que nous avons peur de perdre nous ne perdons jamais rien? Bien sûr que non! Certes, la peur peut nous amener à être plus prudent, mais bien souvent elle n’empêchera pas notre couple de s’étioler, notre emploi de se terminer, nos relations de s’appauvrir. Elle ne nous préservera pas de la faillite, des aléas de la vie quotidienne, des problèmes de santé, des changements…
    Cependant, la peur de perdre nous garantit quand même certaines choses : entre autres, celles de gâcher notre présent, de ruiner notre humeur, de perturber notre sommeil. Elle risque aussi, parce que nous adopterons des comportements indésirables basés sur la peur, de nous faire perdre notre conjoint(e), nos relations, notre emploi. Assurément, elle nous fera perdre notre calme, notre sourire et notre confiance en la Vie. S’il n’y a pratiquement aucun gain à entretenir la peur de perdre, pourquoi la maintenons-nous dans notre Vie?

    LA PEUR DE PERDRE EST ESSENTIELLEMENT LIÉE À NOS DEUX PEURS FONDAMENTALES, CELLE DE MOURIR…. ET CELLE DE VIVRE!

    PARFOIS, POUR CERTAINES PERSONNES, LA PEUR DE VIVRE EST ENCORE PLUS GRANDE QUE CELLE DE MOURIR : ELLE NOURRIT ALORS TOUTES LES AUTRES PEURS.

    Une peur a toujours une fonction vitale : elle nous indique clairement que nous ne nous faisons pas assez confiance à nos propres ressources et à la Vie. Il est donc possible, sans nous juger, d’accueillir nos peurs avec bienveillance pour ce qu’elles ont à nous enseigner, même si elles sont impuissantes pour ce qui est de changer la réalité. Si nous les accueillons, si nous nous accueillons avec nos peurs, nous saurons où nous avons besoin de nous aimer davantage… et nous aurons moins peur!
    Alors, plutôt que de nous juger durement lorsque l’anxiété de la peur surgit, tentons de voir ce que ces peurs nous apprennent sur nous-mêmes. Car il y a au moins deux cadeaux lumineux dans chacune d’elles :

    CELUI DE NOUS RAPPELER DE FAIRE DAVANTAGE CONFIANCE À LA VIE ET CELUI DE NOUS ENSEIGNER À MIEUX NOUS AIMER.

     

    Diane GAGNON

    9 commentaires
  • Libre, libre de Vivre. Libre de se découvrir,
    D'aller au gré de ses sentiments ,

    Et là où nous emportera le vent !
    Le moral parfois entaché par le passé,
    Il y a des pages qu'il faut savoir tourner !

    Libre d'ouvrir nos propres ailes,

    De s'inspirer d'une Vie plus belle,et de s'envoler en toute liberté,
    Vers des désirs lointains et secrets ! Se poser là où le Cœur nous dit,

    Et repartir selon notre fantaisie ! Voyager seul, sans déguisement,

    Être soi-même, tout simplement !

    Profiter de cette Vie qui est là. Et avoir confiance en nos pas !
    Ne pas la laisser passer à ressasser,
    Repartir sur des bases de nouveauté ! Se laisser guider par le Destin.

    Tout en gardant le Cœur serein ! Qu'importe qu'il pleuve ou qu'il vente,

    Pourquoi rester là et être en attente !

    Le soleil est là et par tous les temps. Quand on sait cueillir le bon moment !

    Prendre ce qui nous enrichit sur notre Chemin,
    Et laisser derrière ce qui n'apporte pas de bien !

    S'aventurer sur cette Terre et oser aller vers l’horizon,
    Apprendre, écouter, communiquer, sans discrimination,
    Sans regarder les couleurs de chacun ici ou bien là-bas,

    Les Valeurs sont dans les Cœurs et surprennent parfois !
    Saisir les moments opportuns, qui peuvent devenir des enseignements.

    Tout peut être richesse, si on sait s'ouvrir sans préjugés immédiatement !

    Se métamorphoser, évoluer et grandir. Exister enfin pleinement pour s'épanouir.

    pour ne pas ressentir de regrets en vieillissant,
    Et être fier de ce qu'on a fait personnellement !

    Garder en soi des souvenirs pour plus tard. Pour raconter aux enfants de jolies histoires...

    Enfin, choisir de se poser quelque part et puis regarder le ciel,
    Tout en éprouvant intimement les sensations les plus belles !
    En gardant en mémoire que la Vie a une durée,
    Qu'on doit profiter d'elle avant de repartir après,

    Pour ensuite aller rejoindre les étoiles du firmament,
    Mais avec le Cœur empli d'Amour et les yeux pétillants !
    Tirer profit de chaque jour qui nous est gracieusement offert,
    Pour oser ouvrir nos ailes et s'envoler explorer cette Terre !

    〰️Béatrice Molinier 07 10 2019


    11 commentaires
  •  

     Aujourd hui je vous amène au Fort de Bellegarde qui se trouve à la frontière du Perthus, France/Espagne

    Fort de Bellegarde au Perthus - PA00104090 - Monumentum

    La première mention d'une fortification remonte à la fin du royaume de Majorque, au 14e siècle. Il semble qu'au 17e siècle, le château du Moyen Age était toujours en place (donjon), peut-être même avec la tour de l'hommage et sûrement avec les adjonctions du 16e siècle pour l'utilisation de l'artillerie. Il faudra le soulèvement des Miquelets et la conspiration de Villefranche en 1674 qui rallume la guerre avec l'Espagne pour que Louis XIV s'intéresse à Bellegarde. Pris en 1674 par les Espagnols, il revient à la France en juillet 1675. Louvois demande à Dubruelh, gouverneur de Bellegarde, de dresser un projet pour mettre le fort dans le meilleur état de défense possible. En 1679, Vauban s'y rend en tournée d'inspection et indique des transformations à réaliser : aplanissement des alentours ; destruction de l'ancien donjon et son remplacement par des caves à l'abri ; agrandissement des fortifications au moyen d'une deuxième enceinte ; demi-lunes... La seconde enceinte est levée en 1680. Les travaux se poursuivent pendant les années 1689, 1694, 1697 ainsi qu'au 18e siècle.

    Fort de Bellegarde - Català:   Fort de Bellaguarda (El Pertús, Vallespir)    Fort de Bellegarde - This building is classé au titre des monuments historiques de la France. It is indexed in the base Mérimée, a database of architectural heritage maintained by the French Ministry of Culture, under the reference PA00104090 .    Fort de Bellegarde - Français :   Fort de Bellegarde    Fort de Bellegarde - Français :   Fort de Bellegarde

    Construit par Vauban au XVIII° siècle, le fort est un chef d'oeuvre d'architecture militaire.

    Il visait à surveiller les deux points d'entrées les plus aisés vers la France, les cols du Perthus

    et de Panissars. De sa terrasse, la vue est unique sur la plaine du Roussillon et de l'Empordà.

    Entre France et Espagne, le fort domine les deux Catalognes. 

     

    Peut être une image de château et plein air

     

    A 423 m d'altitude, le fort est un ensemble de fortification du 17e de forme pentagonale érigée pour la défense du Col du Perthus.

    Il est d'abord château médiéval avec peu d'épisodes guerriers. Placé exactement sur la frontière, c'est à partir de 1659 et du

    rattachement du Roussillon au Royaume de France par le Traité des Pyrénées, que naît sa réelle importance stratégique, époque

    à de guerres ininterrompues entre l'Espagne et la France.

    En 1679, Vauban fait raser le château et récupère les pierres du prieuré pour la construction du fort. Un pont-levis permet de pénétrer

    dans la bâtisse. Le circuit passe par les impressionnants remparts, la chapelle et le fameux puits de 63 m de profondeur. Un système

    de chaîne avec godets sert à puiser l'eau déversée ensuite dans une canalisation.

     Visite du fort Bellegarde | Le Petit Agenda

    La colline de Bellegarde 423 m, domine les cols du Perthus 270 m et de Panissars 335 m, les plus bas de la chaine des Pyrénées.

    Placé au centre de la vaste dépression formée par ces deux cols, Bellegarde a joué un rôle stratégique majeur au cours des siècles.

    Il est probable qu une tour à signaux ait été le premier ouvrage militaire construit au sommet de cette colline. En effet le mot catalan "Guarda" est , un toponyme évoquant les fameuses tours d ou partaient selon un code établi les signaux de feu la nuit et de fumée le jour.

    C est ainsi qu on alertait les populations et le château des Rois de Majorque de Perpignan qui centralisait les tours de Madeloc, de la Massane, et de Saint Christophe. C est surement lui qui dès le début de son règne avait conçu le plan d une forteresse en ce lieu d une importance stratégique capitale pour son fragile royaume. Cependant, la première mention d un fort médiéval à Bellegarde ne date que de 1324. 

    Fort de Bellegarde, XVIIe siècle - Adresses, horaires, tarifs. 

    Col de Panissars et Trophée de Pompée

    Selon l historien et géographe grec Strabon (63 av. JC / 19 ap JC) le temple d Aphrodite (Vénus) et le Trophée de Pompée marquaient

    la frontière entre Ibérie et Celtique. Si l énigme demeure entière pour le temple de Vénus, elle est aujourd hui résolue pour le Trophée

    de Pompée. Neuf années de fouilles archéologiques menées par Georges Castellvi pour la France et JM Nolla et I Roda pour l Espagne ,

    ont confirmé que les fondations dégagées au col de Panissars sur le site du priuré médiéval, correspondent au monument érigé,

    en 71 av JC par le général romain Pompée au retour de ses campagnes victorieuses en Hispanie. 

    Siège de Bellegarde — Wikipédia 

    Il était formé de bloc de grès en grand appareil ajustés entre eux par le tenons logés dans des queueus d aronde. Quelques uns d entre

    eux sauvés du pillage et de la réutilisation, donnent une idée de la démesure du monument. Taillée dans la roche, une première tranchée

    de fondation dessine deux rectangles symétrique de 15,80 m x 30.80  m disposés de part et d autres de la Voie Domitia d une largeur de

    5 m à cet endroit. A l intérieur de chaque quadrilatère une seconde tranchée en forme de U servait de base à une élévation supérieure.

    Le Fort de BelleGarde | Mairie Le Perthus 

    Il ne reste rien des pierres gravées portant le nom des 876 villes conquises, pas plus que la moindre élévation du bâtiment.

    Le trophée avait l objet de bien des hypothèses. Il formait vraisemblablement un monument turriforme d une quarantaine

    de mètres de hauteur traversé par la voie à la manière d un tunnel. Selon Pline l anvien (23-79 de notre ère) la statue de Pompée

    aurait couronné l imposante structure. 

    Fort de bellegarde-panissars - OnVaSortir! Perpignan     2009 | Pierres en l'air - Original Design    Fort de Bellegarde — Wikipédia     

    Quatre salles d exposition consacrées aux fouilles de Panissars sont ouvertes à Bellegarde

     

    Construit par Vauban au XVIIIe siècle, le fort est un chef d oeuvre d architecture militaire. Il visait à surveiller les deux points d entrées

    les plus aisés vers la France, les cols du Perthus et de Panissars. De sa terrasse, la vue est unique sur la plaine du Roussillon et

    de l Emporda. Entre France et Espagne le fort domine la France et la Catalogne

    Musique électro et collecte au fort de Bellegarde - lindependant.fr              diapo/le fort de bellegarde 

    Le panorama est exceptionnel et s'ouvre à la fois sur la France et l’Espagne, de la baie de Rosas aux Pyrénées. Un pont-levis permet de pénétrer dans la bâtisse. Le circuit passe par les impressionnants remparts, la chapelle et le fameux puits de 63 m de profondeur. Un système de chaîne avec godets servait à puiser l’eau déversée ensuite dans une canalisation. La place d'armes du fort est si grande qu'elle pourrait accueillir un terrain de football ! 

    Le château de Bellegarde au Perthus dans les Pyrénées Orientales (66) – Les  photos de Véro         Fort De Bellegarde au Perthus 

    A noter que des cinéastes s'y installèrent dans les années 1970 pour y tourner La Scoumoune avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale, et Charles Bronson pour LÉvadé

     Le 13 juin 1972, sur le tournage au fort Bellegarde au Perthus.    LA SCOUMOUNE-Belmondo/Cardinale-Original grande French Movie Poster | eBay             L'ÉVADÉ » (1975) | BLOG DU WEST 2

     https://www.lindependant.fr/2021/09/06/pyrenees-orientales-quand-belmondo-tournait-la-scoumoune-au-fort-de-bellegarde-au-perthus-9772737.php

    https://blogduwest2.wordpress.com/2016/09/13/levade-1975/ Blog sur l Evadé

    Merci de votre visite à demain ...... 


    12 commentaires
  • Aujourd hui je vous amène en visite sur la côte Vermeille, plus précisément à Collioure et ses fortifications de Vauban

    Collioure

     

    Les premières fortifications de Collioure

    Les premières fortifications de la ville datent de l’époque wisigothe. Dès 981, les comtes de Roussillon et les rois de Majorque commencent à aménager et à fortifier Collioure qui devient entre 1276 et 1344 la résidence d’été des Rois de Majorque. Au XVIe siècle, peu après une brève occupation par Louis XI, Collioure est, à partir du règne de Charles Quint, sous domination des Habsbourg d’Espagne. À partir de 1538, l’enceinte est modernisée. Deux forts bastionnés sont édifiés entre 1538 et 1552 à l’extérieur pour renforcer les défenses : le fort Sainte-Thérèse au nord, et le fort Saint-Elme, au sud.

    Collioure — Wikipédia    

    Collioure intégrée au territoire français

    En 1642, les troupes françaises assiègent Collioure. En 1659, les français occupent le Roussillon et le château passe définitivement sous domination française. Le fort Sainte-Thérèse est démoli et remplacé par le fort du Miradou. En 1669, d’autres chantiers sont réalisés sur l’enceinte et le château est transformé en citadelle. Le marquis et ingénieur Saint-Hilaire, selon les directives de Vauban, rase l’ancienne ville haute de Collioure pour la construction des glacis et la nouvelle enceinte urbaine, ce qui oblige la population à construire une autre ville à l’écart, plus au nord. Le fort Saint-Elme est conservé et amélioré par Vauban.

    Collioure, le château royal : Châteaux : Château royal : Collioure :  Pyrénées-Orientales : Languedoc-Roussillon : Routard.com      Château royal de Collioure, XIIIe, XVIIe siècle - Adresses, horaires,  tarifs.

    L’évolution des fortifications du XVIIIe au XXe siècle

    Au XVIIIe siècle, de nouveaux chantiers sont réalisés à Collioure. Le fort Carré et la tour à l’Étoile sont construits en 1725 au nord de la ville, afin de compléter les défenses. La redoute Dugommier (1844-1852), ainsi que des batteries d’artillerie, sont édifiés plus tardivement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, un bunker allemand est bâti au pied du fort Carré.

    Le sentier littoral - Les Criques de Porteils      FORT SAINT ELME | COLLIOURE | Fort St Elme

     

    État actuel 

    La citadelle et le fort Saint-Elme ont été conservés et se visitent. Ils abritent des musées et des salles d’exposition. Le fort Carré n’est pas accessible. Le château, classé au titre des Monuments historiques en 1922, est la propriété du département des Pyrénées-Orientales depuis 1952. Le fort Saint-Elme est inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1927.

     

    Château royal de Collioure | TripnBike      Inventaire Région Sud

    https://www.escapadeslr.com/villes-villages-collioure-pyrenees-orientales-288.html un lien pour prolonger la visite

    Rues de Collioure.      Anchois de collioure poisson, fruit de mer     https://cache.larvf.com/data/photo/w600_h315_c18/44/collioure.jpg

    Cet ancien village de pêcheur , renommé pour la qualité de ses anchois est doté, outre ses criques isolées et ses plage de galets idéales pour le farniente d un patrimoine  historique et architectural exceptionnel témoin d un passé prestigieux, de ses vins, et vignes en coteaux. 

     

    Collioure :: Château et Sites de défenses

    Merci de votre visite à demain ..........

      


    9 commentaires
  •    Aujourd hui je vous amène en visite vers la forteresse de Salses qui limitait une frontière dans le temps ....

    Tourism in Salses le Château (Pyrénées Orientales)      Un verrou entre la Catalogne et la France. Construit à la fin du XVe siècle par Francisco Ramiro Lopez, grand architecte espagnol à l'emplacement de sources fort utiles en cas de siège, l'édifice garde l'ancienne frontière. Assiégée, prise et reprise en 1503, 1639, 1640, la place est définitivement conquise par les Français en 1642. Le traité des Pyrénées de 1659 redessine les territoires : moins stratégique, la forteresse perd alors de son importance. À partir de 1691, elle est partiellement restaurée par Vauban. 

     

    LES CAMIS DE SALSES-LE-CHATEAU - lindependant.fr    Si un château a été construit en ce lieu c'était pour une raison historique évidente. A la fin du XVe le Roussillon appartenait au comté de Catalogne, un comté aux allures d'Empire tellement la mainmise des Catalans était grande sur la Méditerranée, ses côtes et ses îles.

    Château de Salses

    Château de Salses

    Divers royaumes furent créés de toutes pièces (Le royaume de Sicile par exemple), mais ils étaient tous aux ordres de Barcelone. Sur la frontière Nord du comté se trouvait la France, rival ayant déjà pris le Roussillon quelques siècles avant. Or c'est à la fin du XVe siècle justement qu'eut lieu la fusion entre le royaume d'Aragon (le royaume officiel du comté de Catalogne) et la Castille, formant la base de la future Espagne. La frontière Nord devenait donc franco-espagnole et revêtait alors un intérêt encore plus grande.

     

    Il fut donc décidé de la protéger en construisant une forteresse moderne, capable de résister aux nouvelles armes que l'Europe découvrait alors : le boulet métalliqu

     

     

    D'un point de vue général l'architecture du château de Salses est relativement simple. Il s'agit d'un fort de forme rectangulaire (115 mètres de long sur 90 de large) possédant une tour cylindrique à chaque angle. Les murs ont une épaisseur de 10 à 12 mètres de maçonnerie pleine et sont entourés d'une galerie d'escarpe qui joue à la fois le rôle de galerie d'écoute et de galerie de contre-mine, comme expliqué ci-dessous. L'intérieur est divisé en deux parties. La plus grande est à l'Est, elle est centrée autour d'une vaste place d'armes. La seconde, à l'Ouest, est dominée par la tour-donjon.

     

    La partie Est représente la vie quotidienne du fort. La grande place, qui permettait les regroupements militaires mais surtout les activités variées, possédait (et possède toujours) un puits, au centre. Si ça semble être un détail, il faut savoir que c'était la première fois que l'on pensait à la problématique de l'eau dans la construction d'une forteresse, auparavant c'était considéré comme un problème annexe. Plusieurs salles entourent la place. Les plus grandes salles étaient des écuries. 300 chevaux vivaient à Salses, ils étaient répartis dans 3 écuries, une au Sud, l'autre à l'Est, la dernière au Nord. Au-dessus de l'écurie Nord se trouvent les logements de la garnison, pour 1000 à 1200 soldats. Une chapelle était installée à l'angle Nord-Est. Côté Ouest un large fossé traversé par un pont-levis et des hauts bâtiments séparent la partie Est de l'Ouest.

    Château de Salses

    Château de Salses

    La partie Ouest est dominée par la tour-donjon que l'on appelle "tour de l'hommage". Cette appelation se retrouve dans divers monuments de cette époque, il y a par exemple une tour de l'hommage au Palais des rois de Majorque, au centre-ville de Perpignan. Elle contient aussi une cour intérieure dite "cour du réduit", on y trouve aussi divers autres salles : une boulangerie (un endroit stratégique à l'époque), une infirmerie, la chambre des vannes, la laiterie et l'étable. Le donjon accueillait les logements des officiers et des bureaux administratifs et disposait d'une petite cour intérieure. La cour du réduit, qui se trouve devant le donjon, est dominé par plusieurs plates-formes desquels les défenseurs pouvaient faire feu sur l'ennemi.

    Une des principales curiosités du château est la présence de nombreux couloirs construits dans l'épaisseur des murailles. En fait ces murailles sont un vrai gruyère, de longs couloirs, étroits et bassement voûtés, serpentent à l'intérieur jusqu'à la galerie d'escarpe, dernière galerie juste de l'autre côté du fossé. Toutes ces galeries sont percées de meurtrières donnant la visibilité d'un couloir sur l'autre et permettant de faire feu sur un ennemi qui aurait réussi à pénétrer dans ce dédale. Il est à noter que les meurtrières qui donnaient sur l'extérieur, vers le fossé, sont désormais condamnées : Suite à l'attaque de 1503 un talus a été monté au fond du fossé, contre le mur d'escarpe, pour empêcher les dégâts des mines. Du coup ce talus bouche les meurtrières, comme il bouche aussi les poternes des tours d'angle. Pour en finir avec la galerie d'escarpe, il faut savoir qu'elle suit toutes la longueur du château, de ces 4 murs et des 4 tours d'angle, sans

    FORTERESSE DE SALSES à SALSES-LE-CHATEAU - Pays Touristique Corbières  Minervois             Le château de Salses était avant tout une fortification d'artillerie. Il était équipé de 24 canons, en partie de taille moyenne et en partie de grande taille, disposés sur les tours d'angle (pour les moyens) et les trois bastions avancés (pour les grands). Les canons étaient sur les toits plats, à l'abri derrière des créneaux de style moyen-âgeux. Ces créneaux ont été démolis assez rapidement pour faire place à des murs de protection perçés d'ouverture à canon, c'est à dire des ouvertures permettant de modifier l'angle de tir d'un canon. La position dominante du haut des tours n'étaient pas un avantage énorme sur les ennemis se déplaçant sur le glacis, ils ne les dominaient que de 9m. Les tours disposent d'un tuyau central allant du sol au sommet, il permettait de communiquer par signaux accoustiques mais servaient aussi de conduit d'évacuation des poudres. Les 2 tours d'angle Sud ont 3 niveaux, elles mesurent 18m de haut. Les 2 tours Nord ont 4 niveaux et mesurent 21m. Dans le château chaque niveau est indépendant, il a était construit par couche et pas sur la base des 4 tours verticales reliées par des murs.

     

        La forteresse est dotée de trois édifices défensifs originaux, des sortes de postes avancés très proches du château lui-même (Ils sont reliés par des caponnières courant à travers le fossé). Ils ont la forme de tours semi-circulaires dont le côté courbe fait face à l'ennemi. Edifice à deux étages d'une hauteur similaire à la galerie de contre-escarpe, donc aussi haut que le fossé, ils sont dotés des mêmes plates-formes d'artillerie que les 4 tours d'angle. Ces éléments architecturaux originaux pour l'époque étaient armés d'une bonne partie de la forme de frappe du fort, ceux sont eux qui avaient le plus de canons. Ils étaient destinés à empêcher l'ennemi d'installer ses propres canons. Il n'y a pas si longtemps que ça ces tours étaient accessibles librement, il suffisait se se promener dans les fossés pour accéder à leurs entrées. La tour Nord était la plus facile d'accès, la grille qui y a été installé l'a été initialement en retrait, à l'intérieur de la première galerie, ce qui permettait d'entrer assez profondément dans l'édifice. La tour Est, elle, était plus difficile d'accès mais on pouvait aller au premier étage qui était formé d'une vaste pièce percée d'un grand trou en son centre. On comprend mieux pourquoi elles sont condamnées, de nos jours.

     

        

     

     

      La troisième tour, celle au Sud, est moins originale. Elle est séparée du château par un pont-levis et un second pont-levis, côté Est, la dirige vers un petit bastion servant de barbacane. C'est l'entrée du château. De nos jours il y a la billeterie. Ce double pont-levis, la barbacane et la succession de fortifications font du château de Salses une citadelle difficilement prenable.

     

     

     

    La Forteresse de Salses-le-Chateau - Voyager en photos - blog voyage         Le château de Salses était une construction moderne pour l'époque, ses défenses prenaient en compte l'évolution récente des techniques militaires dont la principale était l'invention du boulet en métal.

    Excursions, visites guidées et activités à Salses-le-Château 

    Ca faisait déjà un moment que le canon avait été inventé, la poudre ayant permis la création de nouvelles armes comme les mousquets (ancêtres des fusils) ou les mines (à mi-chemin entre la grenade et la bombe). Mais les canons avaient un gros défaut, ils éjectaient des boulets en pierre qui se fracaissaient sur les murailles défensives. Alors oui, la muraille était ébréchée, mais il fallait un temps fou pour parvenir à la fendre. Quand les boulets furent en métal ils devinrent beaucoup plus performants. Les dégâts étaient rapides, les pierres des murailles cédaient facilement. Les constructeurs de la forteresse de Salses utilisèrent plusieurs moyens pour contrer les boulets ennemis.

        Forteresse de Salses | Tourisme Pyrénées-Orientales La forteresse de Salses  et Vauban   Premièrement ils donnèrent une forme arrondie aux murailles. Les boulets avaient tendance à ricochet, ils rebondissaient plus qu'ils impactaient les murs. Ensuite, le sommet des murs étaient en brique. Ce matériau était connu depuis l'antiquité mais son intérêt dans l'art militaire n'est vraiment apparu qu'avec l'invention du louet métallique. La brique absorbe le choc, le mur s'effrite donc peu à peu au lieu de se lézarder, puis se fendre. C'était beaucoup plus long. De plus la brique, quand elle est touchée, éclate en poudre, ce qui est incommodant mais peu dangeureux. La pierre, elle, éclate en morceaux tranchants qui fusent de tout côté. Il y avait beaucoup plus de blessés lors d'une attaque sur des murs en pierre qu'en brique.

     

        

         Un autre moyen utilisé pour contrer les boulets ennemis se trouve dans la structure même du bâtiment : Il est relativement bien enterré. A être enfoui dans le sol les canons avaient moins de surface à atteindre, limitant les impacts. Toutefois ce gain est à contrebalancer avec l'inconvénient qui est que les défenseurs ne pouvaient pas utiliser la hauteur de leurs tours pour tirer sur les assaillants, ceux-ci étant à la même hauteur qu'eux (en fait, plus haut de "seulement" 9m).

    Une des curiosités du château de Salses est qu'il est partiellement enterré. En fait, il fut construit dans une dépression naturelle qui a été exclavée pour correspondre aux plans. L'idée était qu'il soit au centre d'un trou, protégé par de hauts fossés non inondés, ce n'était donc pas des douves. Le fossé était le principal moyen de défense du château. Large de 12 à 15m, profond d'une bonne dizaine de mètres, il était entouré d'un glacis qui permettait aux défenseurs de voir arriver l'ennemi de loin. Les assaillants devaient alors descendre dans le fossé où un double tirs d'armes individuelles les attendaient. En effet, les fossés étaient équipés de galeries d'escarpe et de contre-escarpe sur toutes leurs longueurs, les deux étaient reliées par une caponnière. La galerie d'escarpe, c'est un couloir étroit, bas et voûté qui court à l'intérieur du rempart, de tours en tours, sur l'ensemble du pourtour du château. Elle est percée de nombreuses meurtrières qui donnent sur le fossé. Les assaillants étaient donc sous le feu de leurs ennemis tout le temps qu'ils étaient dans le fossé. La galerie de contre-escarpe est la même chose, mais de l'autre côté du fossé, elle était donc encore plus longue. Les caponnières étaient le nom que l'on donnait à un tunnel qui reliait les deux. Ils étaient elles aussi équipés de meurtrières. A noter que la galerie d'escarpe servait aussi de galerie de contre-mines : Si un ennemi parvenait à faire exploser une mine au pieds de la muraille, c'était la galerie qui était éventrée et pas la muraille elle-même.

     

      On voit alors arriver le problème : Une fois la galerie ouverte, les ennemis pouvaient entrer dans la forteresse. Mais ils devaient le faire par un couloir étroit et bas, ils devaient donc progresser lentement. Or cette galerie était aussi équipée de meurtrières sur le côté intérieur, ce qui permettait aux défenseurs de tirer sur les occupants de la galerie d'escarpe. Le risque était donc limité.

      Pour en finir avec le fossé il faut savoir qu'il n'a jamais été conçu comme une douve, c'est à dire qu'il n'était pas inondable. La seule fois où ça a été le cas c'est en 1639, mais ce n'était pas volontaire, c'était dû à de fortes précipitations qui ont faits monter le niveau de l'eau. D'ailleurs le fond du fossé avait une rigole qui permettait de drainer les eaux loin du château pour éviter que le fossé ne se transforme en marécage, ce qui aurait nuit aux hommes y vivant. A titre d'exemple, la tour de Londres, la célèbre citadelle de la capitale britannique, a déploré des morts au milieu du XIXe siècle à cause des maladies provoquées par les eaux stagnantes qui les entouraient.

     

    L'histoire de fort débute en 1497, soit quatre ans après que le roi de France Charles VIII ai restitué le Roussillon au roi d'Espagne Ferdinand V le Catholique. Celui-ci désirait verrouiller l'étroit passage qui existe entre les derniers contreforts des Corbières et les étangs qui étaient infranchissables à l'époque et qui constituait la seule voie d'accès de la région par le Nord. Il confia donc la construction d'une citadelle à Francisco Ramiro Lopez, aragonais d'origine à qui on devra par la suite la construction partielle de la citadelle de Collioure.

    Six ans après avoir débuté les travaux et alors que le fort était loin d'être achevé, la citadelle dû résister aux assauts de l'armée française. Au cours de ce siège aura lieu l'explosion de la première mine de guerre qui ait réussi et fera plusieurs centaines de victimes.

    En 1538 alors que cette fois-ci le fort est achevé Salses aura l'honneur de recevoir la visite de Charles Quint en personne. Durant le siècle suivant il dû subir de nombreuses attaques mais rempli correctement son rôle de défenseur des frontières Nord. C'est le 20 juillet 1639, après 40 jours de résistance, qu'il tombera aux mains de ceux que l'on appelaient à l'époque "les meilleurs régiments du Royaume de France" placés sous le commandement d'Henry II de Bourbon et du maréchal Schomberg. L'histoire retiendra surtout qu'après la chute du fort, les troupes françaises ne furent plus en mesure de poursuivre leurs offensives ce qui fait que le fort pu une dernière fois jouer son rôle de surveillance.

    Sitôt pris, les troupes françaises furent assiégées du 1er septembre 1639 au 6 janvier 1640, période où plusieurs régiments français enfermés dans le fort opposeront une résistance acharnée aux troupes espagnoles désireuses de récupérer leurs biens. C'est seulement la faim qui ouvrit les portes aux adversaires.

    A partir de cette époque, le fort de Salses a été longtemps en porte-à-faux, il a failli disparaître à plusieurs reprises. En 1718 par exemple, sa destruction était prévue, mais l'idée est finalement abandonnée pour réapparaître en 1726, où elle est à nouveau abandonnée. En 1793, le fort abrite une garnison jusqu'en 1804 où il est à nouveau sur la sellette : sa destruction est prévue. Sauvé de justesse, le scénario se représente encore 29 ans plus tard, en 1833. L'abandon final de la destruction a permis de le conserver jusqu'à nos jours 

                           Fichier:Intérieur de la Forteresse Palamède.jpg — Wikipédia

     

     Avec la forteresse de Salses qui aurait quand même coûté 500 Kg d'or à la Castille et dont la construction s'est faite entre 1497 et 1504. 

         Merci de votre visite à demain                     


    6 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires