• Toujours dans la Vallée Heureuse, Apres La Forge, Les Casots, nous voici vers le Chateau d Utrera

      La montée est rude Tout la haut le piton rocheux

    Le château d'Ultrera est sur un piton rocheux très élevé, sur le territoire de Sorède. Il n'est accessible que par un chemin de randonnée, ça fait une belle balade.

    Le château d'Ultrera est une vieille forteresse wisigothique des Pyrénées-Orientales. Désormais à l'état de ruine, on peut toujours se rendre sur place pour voir ce qu'il en reste, mais il faut être prêt à marcher, c'est un vrai chemin de randonnée qui mène sur place. Le site est un nid d'aigle, la vue sur la plaine du Roussillon est à couper le souffle.

                        

    Les ruines se composent de quelques pans de fortifications, des bases du donjon, celles de l'église et de son abside ainsi qu'une citerne fortement comparable à celle de la Salveterra, le château d'Opoul, au Nord du département. Il est fait essentiellement en pierres de schiste, une roche locale. Les porte et les rares ouvertures que l'on voit encore ne sont pas renforcées par de la pierre de taille, ça ne se faisait pas encore à cette époque. L'appareillage est plutôt régulier, c'est d'ailleurs pour ça qu'il est toujours debout de nos jours.

                      

    D'un point de vue général, quand on le voit au sommet de la falaise, on a vraiment l'impression qu'il s'agit d'une forteresse imprenable.

     

    Un peu d histoire

    Le mot Ultrera vient de Vultur area ou Vulturaria, l'aire des vautours. Le symbole de la citadelle est le percnoptère, un rapace migrant en Afrique du nord en hiver et remontant à la belle saison. Il suffit de voir une fois le château du bas de la colline pour comprendre son nom. C'est vraiment un nid de vautours !

     Tout en haut la tour de la Massane 

    Historiquement le château d'Ultrera a une origine romaine. Présent dans la région depuis -154 ils ont édifier plusieurs places fortes destinées à protéger leurs intérêts car à cette époque, la Gaule n'était pas encore conquise.

    La première mention de la citadelle date de 673, dans un document indiquant qu'elle a été prise par le roi wisigothique Wamba. Passée sous contrôle des carolingiens en 811 après n'avoir pas pu résisté à l'invasion arabes en 739, elle entre dans le système féodal mis en place par Charlemagne. Le village de Sorède va dépendre alors de cette forteresse, de même que la chapelle de La Pave et son hameau. Au XIIe siècle les habitants firent construire la chapelle de la citadelle.

    Chateau d'Ultrera                           Chateau d'Ultrera 

    Le XIIIe siècle voit naître les premiers conflits. C'est en effet en 1296 que Jacques 1er d'Aragon rattache le château et la chapelle de La Pave à l'archidiaconat de Sorède et à la seigneurie de Sorède. Ayant un double maître, ce château sera désormais la source de conflits qui prendront fin par l'avantage que prendra l'archidiacre, avantage qu'il conservera jusqu'en 1675. Cette année là les français prirent la forteresse d'Ultréra. La seigeuresse de Sorède, Jeanne de Vilaplana, prit les devant et afin d'éviter que ne se reproduise le conflit elle la fit détruire, ainsi que la chapelle incluse dans les murs. Le travail fut confié au lieutenant général Le Bret qui fit sauter l'édifice à l'explosif, tout comme le fut le château de Tautavel.

    Chateau d'Ultrera           1 

    Le chanoine François de Vilaplane, frère de Jeanne, voulut réparer le forfait de sa sœur. Il fit construire une nouvelle chapelle en 1681, Notre Dame du château. Pour bien marquer la continuité de l'office, il fit apposer les meilleurs morceaux de la chapelle castrale sur le nouvel édifice. Ces morceaux sont toujours visibles, il s'agit des blocs de marbre blanc plaqués au-dessus du portail Nord.

     

     Vue depuis le Chateau d Ultrera

    Un lien pour plus d infos vous amènera vers notre amie Capucine, son mari avec son groupe on fait la balade depuis Sorède 

    http://vallespir.eklablog.com/-a145134868

    Merci de votre visite à demain .....


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    Vers le même secteur je vous amène faire le sentier des Casots

    Ce sentier des Casots est l'hommage qui a voulu être rendu aux anciens, en permettant au randonneur de mesurer les efforts et l'ampleur du travail qu'ils ont accompli ici. En suivant cette randonnée, vous partez à la découverte des casots ou barraques, ces abris de pierres qui témoignent de la vie dans les Albères d'autrefois.

    Une fiche rando détaillée est disponible au Bureau d'information touristique de Sorède. Tél. : 04 68 89 31 17.

    SENTIER DES CASOTS | SOREDE - SOREDE Un casot, une petite baraque, un cabanon

     

    Un peu d'histoire...  

     

    C'est en 1415 que par acte notarié, le seigneur de Sureda permet aux habitants de défricher et travailler les terres en friches de la partie de terroirs appelées Las Dechs. La pratique du Tallat i sembrat permettra aux habitants de cultiver la terre pour leurs propres besoins. Après la Révolution, ce droit d'usage est repris dans le Code Civil, mais ce n'est qu'en 1839 que la municipalité consent à distribuer des vacants communaux sous l'appellation Les Dechs.

     

                     Pot'Randos randonnées Perpignan Pyrénées Orientales raquettes - Afficher  Page 1

     

    Ces tallats étaient louées, à peu de frais, aux familles de Sorède, sur des terres communales, situées sur le Piémont des Albères. Ces familles s'engageaient à les défricher et à les mettre en culture. La pente naturelle des parcelles après de longs et pénibles labeurs laissait place à des gradins de terrasses soutenues par des murets de pierres sèches. L'avantage pour tout le village était de repousser le maquis de bruyères qui favorisait les risques d'incendie. De plus le gros gibier comme les sangliers était éloigné.

     

    Le Sentier des Casots - Association P.A.S.T.O.R.          Notre Dame du Château - Sorède

     

     

    Sur les tallats, ils cultivaient de la vigne, plantaient quelques arbres fruitiers comme les cerisiers, les pommiers et l'incontournable figuier à côté de la non moins incontournable citerne. En effet, on ne compte qu'une seule source, celle du Pardal. Aussi, ils installaient des citernes de pierre qui recueillaient les eaux lors des orages provenant des « faixes » (plate - bandes cultivées). Sur chaque tallat était construit en pierres sèches, un abri ou « barraca » ou casot, quand le toit était de tuiles pour y mettre leurs outils et de quoi réchauffer le repas apporté du village. Certains possédaient également une cheminée. Aucun abri n'est semblable à un autre. Ce sont des illustrations d'architecture rurale populaire. Les tallats étaient surtout travaillés les dimanches et jours de fête, en famille, mêlant jeunes et anciens. La pratique des tallats s'est éteinte avec l'exode rural et le maquis de bruyères a retrouvé tous ses droits et le temps a eu raison des abris. Aussi, l'Association PASTOR a restauré quelques abris et a fait le choix difficile, parfois plus de sept familles se sont succédées sur le même tallat, de mettre un nom de famille sur chacun d'entre eux afin de rappeler que les tallats ont été des lieux de vie et de travail et que la montagne de Sorède n'a pas toujours été seulement cet agréable lieu de promenade dont la découverte vous est proposée

     

    Le Sentier des Casots - Association P.A.S.T.O.R.                Le Sentier des Casots - Association P.A.S.T.O.R.

     

    L'essor de la viticulture au début du XXème siècle va voir peu à peu la culture de la vigne se substituer aux cultures vivrières sur ces tallats. Les sols sont pauvres et les conditions de travail très dures. Pourtant, les casots, ces abris de pierres que l'on retrouve sur beaucoup de parcelles témoignent de l'attachement des sorédiens à ces terres. La mécanisation progressive du travail de la vigne sur des terres plus propices à cette culture rendra obsolète la production des tallats et conduira à leur disparition dans les années 60-70. 

     

     

               Le Sentier des Casots - Association P.A.S.T.O.R.           

     

     Randonnée facile 2 h altitude de depart 50 m dénivelé 300 m 6 km , un point de vue depuis certains casots

     

    Merci de votre visite à demain ....

     

     


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  •  Aujourd hui , je vais vous parler, d une forge Catalane 

    Sur la route de la Vallée heureuse, au lieu dit AL Martinet, vous découvrirez les vestiges d'un Martinet. Cette forge du XVIIIème, située à 400m de la forge historique (la Farga qui date de 1510) et qu'elle a suppléé à partir de 1784, a permis de produire la clouterie et divers outils et objets en fer grâce à un four et un marteau pilon associés à l'énergie hydraulique, au combustible bois et au minerai présents dans Les Albères. 

    Peut être une image de plein air

     

    La forge catalane du Martinet datant de 1784 fonctionnait à plein régime en 1793-1794

    avec une capacité de production de 1200 quintaux de fer.

    Tombée dans l'oubli, le terrain fut racheté par la mairie au début des années 2000 et l'association Pastor (PASTOR)

    commençait sa rénovation à l'aide de bénévoles.

    Le patrimoine de Sorède se distingue par la variété de ses sites d'une richesse insoupçonnée. Découverte, inventaire et sauvegarde du patrimoine local sont les objectifs de l'association PASTOR, créée en février 2004 (Patrimoine Association Sorédienne Travaux Organisation Restauration).

     Maquette de la Forge

    Douze ans après, grâce à une bonne soixantaine de bénévoles qui s'y sont succédés, le Martinet retrouvait son visage de 1784 avec les bâtiments, ouvrages d'art, mécanismes refaits à l'identique : un travail de titans réalisé inlassablement par des passionnés.

    Une Forge dite Catalane - Le Martinet de Sorède - Extrait de "Albères Kaléïdoscopiques"            Une Forge dite Catalane - Le Martinet de Sorède - Extrait de "Albères Kaléïdoscopiques"       Une Forge dite Catalane - Le Martinet de Sorède - Extrait de "Albères Kaléïdoscopiques"

    La maquette opérationnelle de la forge de la forge a complété avec bonheur cette visite pédagogique.
    Parler de la vie âpre et pénible des forgerons de l'époque a donné une dimension sociale à cette visite.

    L'intérieur de la Forge catalane  .              Saint Eloi  .
    Et enfin, la bénédiction par un prêtre de la statue de Saint Eloi, patron des forgerons, statue déposée dans une niche au dessus des enclumes et du marteau a donné le coté spiritualité à cette inauguration.
    Une vidéo a permis de comparer le Martinet avant et après restauration.

    Une Forge dite Catalane - Le Martinet de Sorède - Extrait de "Albères Kaléïdoscopiques"          Peut être une image de plein air 

     Il est quasiment certain qu’une forge du XVème siècle précéda le Martinet de Sorède qui remonte au XVIIIème. Il appartenait au Marquis d’Oms et servait essentiellement à la fabrication de clous, élément de valeur à cette époque. Il doit sa survie à l’association des propriétaires de la Vallée Heureuse (ASLIV) qui, apprenant que le lot 246 où se trouve le martinet (forge catalane) devait être vendu par la syndic de liquidation, mena plusieurs actions qui aboutirent au rachat du Martinet par la Municipalité de Sorède. Grâce à ces passionnés ce patrimoine était sauvé. La réhabilitation de l’ensemble est l’œuvre de bénévoles qui aboutirent à créer l’association PASTOR (Patrimoine Association Sorédien Travaux Organisation Restauration) pour mener à bien ce projet qui dura plus de 16 ans. Cette réhabilitation a été effectuée conformément aux dispositions exposées dans un ouvrage de 1808 rédigé par J. M. MUTHUON – Ingénieur en Chef des Mines - Traité des Forges dites Catalanes ou L'Art d'Extraire Directement et Par Une Seule Opération le Fer de Ses Mines -Turin - 1808 - De L'Imprimerie Départementale. 

            Peut être une image de nature    Peut être une image de nature et arbre       

    L aqueduc de la Forge Catalane du Martinet à Sorède 

    Peut être une image de plein air et texte qui dit ’EL MARTINET MARQUES D'OMS SE MY OR SUREDA 1784’   Peut être une image de carte     Peut être une image de carte et texte

    Comment y accéder voici un plan et une carte ....

    Le Martinet fait partie des visites guidées de l'été : renseignements à l'Office du Tourisme Tél : 04 68 89 31 17 

    Merci de votre visite à demain ....

     


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    AAvez vous été un(e) enfant studieu(se) ou reveu(se) .....

    Sacrée Maman


     

     Peut être une image de enfant

     

    À lire

    Gillian est une fillette de sept ans qui ne peut pas s'asseoir à l'école. Elle se lève continuellement, se laisse distraire, vole avec ses pensées et ne suit pas les leçons.

    Ses professeurs s'inquiètent pour elle, la punissent, la grondent, la récompensent les quelques fois où elle est attentive, mais rien. Gillian ne sait pas comment s'asseoir et ne sait pas être attentive.

    Quand elle rentre à la maison, sa mère la punit aussi. Ainsi, non seulement Gillian a de mauvaises notes et des punitions à l'école, mais elle en souffre également à la maison.

    Un jour, la mère de Gillian est appelée à l'école.

    La dame est triste comme quelqu'un qui attend une mauvaise nouvelle, elle lui prend la main et se rend dans la salle d’entretien Les professeurs parlent de maladie, d'un trouble évident. Peut-être que c'est de l'hyperactivité ou peut-être qu'elle a besoin d'un médicament.

    Au cours de l'entretien arrive un vieux professeur qui connaît la petite fille. Il demande à tous les adultes, mère et collègues, de le suivre dans une pièce voisine d'où on peut encore la voir. En partant, il dit à Gillian qu'ils seront bientôt de retour et allume une vieille radio avec de la musique.

    Comme la fille est seule dans la pièce, elle se lève immédiatement et commence à bouger de haut en bas en poursuivant la musique dans les airs avec ses pieds et son cœur.

    L'enseignant sourit tandis que les collègues et la mère le regardent entre confusion et compassion, comme on le fait souvent avec les vieilles personnes. Alors il dit :

    "Vous voyez ? Gillian n'est pas malade, Gillian est danseuse !"

    Il recommande à sa mère de l'emmener à un cours de danse et à ses collègues de la faire danser de temps en temps. Gillian assiste à son premier cours et lorsqu'elle rentre à la maison, elle dit à sa mère :

    "Tout le monde est comme moi, personne n’est obliger de s'asseoir là!"

    En 1981, après une carrière de danseuse, ouvrant sa propre académie de danse et recevant une reconnaissance internationale pour son art, Gillian Lynne devient la chorégraphe de la comédie musicale "Cats".

    Espérons que tous les enfants « différents » trouvent des adultes capables de les accueillir pour ce qu'ils sont et non pour ce qui leur manque.

    Vive les différences, le petit mouton noir et l'incompris. Ce sont eux qui créent la beauté dans ce monde.


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  • Peut être une image de arbre, plein air et texte qui dit ’Céline C.’

     

    Luminosité intérieure

    Le soleil gagne du terrain,

    La lumière se paie le luxe de gratifier

    Le cœur des humains chaque jour un peu plus,

    L'été pointe son nez

    Tandis que déjà dans l'onde

    Et la fraicheur printanière

    Se devine un zeste de nostalgie.

    Alors que les regards pointent

    Vers les sables fins et les collines verdoyantes

    Se dessine déjà dans l'ombre des paysages

    La perspective d'un reflux moins éclatant,

    Le cycle des saisons me dit

    Que l'ombre a besoin d'une attente,

    Que l'élan des longues soirées d'été

    N'est que la parabole d'une paix à cueillir

    Dans la fragilité du temps à venir.

    Marc Maronne

     

     

     


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