• Peut être une image de 1 personne

    Je viens d’apprendre le sens original du jeu de cartes :
    52 cartes pour 52 semaines dans l'année.
    4 couleurs pour chaque saison et donc 13 semaines par saison.
    Si l'on additionne chacune des cartes (as+as+as+as+deux+deux+trois+sept+huit.. etc ) du jeu on obtiendra 364.
    Le jeu de cartes est un calendrier agricole qui nous renseignait sur les semaines et les saisons.
    À chaque nouvelle saison, c'était la semaine du roi, suivie de la semaine de la reine, du valet et ainsi de suite jusqu'à la semaine de l'AS qui changeait de saison et on recommençait avec une nouvelle couleur.
    Les jokers servaient aux années bissextiles.
    Et toi, tu le savais ?
    On en apprend tous les jours !
    Merci à Monsieur Jean Dion

     


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  • Peut être une représentation artistique de eau

    Une petite pensée pour tous les souffrants

    qui attendent de reprendre souffle.

    Je respire,

    Mais n’y suis pour rien,

    Une force en moi

    Aspire à plus haut que moi,

    S’impose à moi,

    Comme le vent dans la plaine

    Quand l’horizon m’attire.

    Je respire

    Mais ne sens rien qui soit mien,

    Le souffle en moi

    Me tire vers plus loin,

    A l’image de l’énergie

    Qui porte le goéland

    Au-delà des lois de pesanteur.

    Je respire,

    Expire,

    Retire,

    Tout ce qui en moi

    Se reçoit d’autres « moi »

    Plus à même de dire

    Ce qui se vit en soi.

    Je respire

    Et réalise dans le même expir

    Que la vie se donne

    Alors même que se devine

    Une force plus grande que moi,

    Plus que sublime

    Que tout ce qui naît en moi à chaque pas.

    Je respire,

    Sans savoir ce qui m’inspire

    Du bout des doigts

    Pour poser sur le papier

    Les mots soufflés au-dedans.

    Je respire

    Quand lire et écrire

    Se croisent dans les couloirs

    D’une mémoire exquise

    Dans laquelle je sens enfin

    La puissance du verbe qui s’aiguise.

    Je respire

    Chaque fois que je devine

    Dans la tempête des événements

    Le visage du silence

    Qui tient ma main

    Pour me sortir du pétrin

    D’une vie à réécrire.

    Je respire enfin

    Quand mon souffle retrouve au fond de moi

    Une source qui fait loi

    Pour être moi.

    Marc Maronne

     

    Tableau illustratif: « Je voulais peindre ce qui ne se voit pas, le souffle, la vie, le vent, le mouvement, la vie des formes, l’éclosion des couleurs et leur Fusion » , Zao Wou-Ki. Les diffusions sonores du souffle sur Mars, hier soir, sont un écho du Vivant dans l'univers.

     


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  • KARMA ET DESTIN ?

    Dans une interview donnée le 10 juin 2020, Shivani Verma nous donne un aperçu de la façon dont on peut comprendre ce vaste sujet qu’est le karma et le destin.

    Image représentant le karma - des ampoules qui s'entrechoquent à la façon d'un pendulier

    « Il y a deux mots : karma et destinée. Nous relions toujours ces deux mots et nous savons que tel karma, telle destinée. Mais commençons par le premier mot : karma. Karma signifie l’énergie que je crée. C’est-à-dire l’énergie que je crée dans mes pensées, mes sentiments, mes paroles, mon comportement, mes intentions, mes mémoires… Tout est énergie : ce sont des vibrations que je crée. En bref, l’énergie que je crée et qui émane de moi, c’est mon karma.

    Mais parfois, nous ne prenons en compte que ce qui est visible, alors que le karma, c’est aussi ce ne qui n’est pas visible : nos pensées, nos sentiments et nos intentions. Nous parlons peu, mais nous pensons beaucoup. Parfois nous parlons de façon juste, mais il nous arrive de ne pas penser de façon juste. Or, penser fait également partie de notre karma. Par conséquent, l’énergie que nous créons et diffusons, nos pensées, nos sentiments, nos paroles et notre comportement, tout cela est notre karma.

    L’impact des pensées

    Chaque pensée que nous créons engendre un sentiment : le tout premier impact de nos pensées, ce sont nos sentiments. Chaque pensée que nous créons a un effet sur notre corps et c’est la raison pour laquelle les médecins nous disent : « Pensez correctement, soyez calmes, paisibles et le corps ira mieux ». Tant de maladies sont d’origine psychosomatique, ce qui signifie que les pensées affectent le corps. Et cela, ce n’est pas de la spiritualité. C’est de la science tout simplement : chaque pensée se propage dans chaque cellule du corps. Chaque pensée parvient également aux gens auxquels nous pensons et ils ressentent ces vibrations. Nous avons tous fait ainsi l’expérience de la télépathie. Nos relations reposent sur les pensées que nous créons à propos des autres.

    Chaque pensée se propage également dans l’environnement. Par conséquent la nature, les plantes, les animaux, l’air, l’eau, la planète, tout est influencé par nos pensées. Et ceci n’est pas lié à une culture orientale ou occidentale. C’est une simple expérience que nous connaissons tous. C’est aussi cela le karma.

    Chacune de mes pensées influence ce que je ressens. Elle influence ma santé, mes relations et ma planète. Donc, si je pense correctement je créerai du bonheur, une bonne santé, de l’harmonie… Je créerai le paradis sur terre ! Je peux créer le paradis dans mon monde, si j’ai de bonnes pensées.

    Tel karma, tel destin

    Si je ne pense pas correctement, je crée du stress, de l’anxiété, de la confusion. Et cela peut me mener à la dépression. Je peux créer des maladies dans mon corps si je ne pense pas bien. Je peux générer des relations conflictuelles et créer du chaos dans le monde. C’est ainsi que ma destinée est basée sur mon karma.

    C’est donc tout simple : c’est la loi de l’énergie. Je propage l’énergie que je crée et cela se manifeste dans le concret. Je vois alors le résultat de mes pensées, peut-être immédiatement, au bout de quelques minutes, quelques heures ou quelques années.

    Si je ne vois pas la connexion entre l’énergie que j’ai créée et le résultat que je constate aujourd’hui, j’appelle cela le destin. Mais c’est en fait le résultat de mon karma.
    C’est comme avec la loi de la gravitation ou la loi de la pesanteur : que je les connaisse ou non, elles s’appliquent de toute façon.

    De même, que j’en sois conscient ou pas, la loi de l’énergie, la loi du karma, s’applique toujours : l’énergie que je crée produit un impact, a une conséquence. C’est cette conséquence que l’on peut appeler le destin. »

      https://www.brahmakumarisfrance.fr/quelle-est-la-difference-entre-karma-et-destin/ 

    Et vous, vous en pensez quoi ? 

    Karma ou Destin, subir notre vie, ou la vivre ? 

    Merci de vos réponses amicales , 


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  • Isabelle Alexandrine Bourgeois

     

    Texte poignant de Coline Serreau qui ne mâche pas ses mots...

    Dimanche 22 mars. Coline Serreau, réalisatrice de Trois hommes et un couffin, mais aussi de films visionnaires, écolos, humanistes et généreux comme La belle verte ou La crise.

    LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TÊTE EST EN TRAIN DE REMETTRE SES IDÉES A L’ENDROIT

    par Coline Serreau

    Le gouvernement gère l'épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

    Apprenons à survivre parmi eux, à s'en protéger en faisant vivre l'espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d'affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l'équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

    Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l'intelligence collective et populaire se manifeste.

    En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l'action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont importants dans nos vies.

    Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles qui font tenir debout une société sont sous-payés, méprisés. Les aides-soignantes, les infirmières et infirmiers, les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics, le personnel des écoles, les instituteurs, les professeurs, les chercheurs, touchent des salaires de misère tandis que des jeunes crétins arrogants sont payés des millions d'euros par mois pour mettre un ballon dans un filet.

    Dans notre monde le mot paysan est une insulte, mais des gens qui se nomment "exploitants agricoles" reçoivent des centaines de milliers d'euros pour faire mourir notre terre, nos corps et notre environnement tandis que l'industrie chimique prospère.

    Et voilà que le petit virus remet les pendules à l'heure, voilà qu'aux fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre alors que depuis des décennies les gouvernements successifs se sont acharnés à démanteler nos systèmes de santé et d'éducation, alors que les lobbies règnent en maîtres et arrosent les politiques avec le fric de la corruption.

    Nous manquons d'argent pour équiper nos hôpitaux, mais bon sang, prenons l'argent où il se trouve, que les GAFA payent leurs impôts, qu'ils reversent à la société au minimum la moitié de leurs revenus. Car après tout, comment l'ont-ils gagné cet argent ? Ils l'ont gagné parce qu'il y a des peuples qui forment des nations, équipées de rues, d'autoroutes, de trains, d'égouts, d'électricité, d'eau courante, d'écoles, d'hôpitaux, de stades, et j'en passe, parce que la collectivité a payé tout cela de ses deniers, et c’est grâce à toutes ces infrastructures que ces entreprises peuvent faire des profits. Donc ils doivent payer leurs impôts et rendre aux peuples ce qui leur est dû.

    Il faudra probablement aussi revoir la question de la dette qui nous ruine en enrichissant les marchés financiers. Au cours des siècles passés les rois de France ont très régulièrement décidé d'annuler la dette publique, de remettre les compteurs à zéro.

    Je ne vois pas comment à la sortie de cette crise, quand les comptes en banque des petites gens seront vides, quand les entreprises ne pourront plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers, l'électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne profite qu'aux banquiers.

    J'espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû, à savoir exigera que la richesse de la France, produite par le peuple soit redistribuée au peuple et non pas à la finance internationale. Et si les autres pays font aussi défaut de leur dette envers nous, il faudra relocaliser, produire de nouveau chez nous, se contenter de nos ressources, qui sont immenses, et détricoter une partie de la mondialisation qui n'a fait que nous appauvrir.

    Et le peuple l'a si bien compris qu'il crie tous les soirs son respect pour ceux qui soignent, pour la fonction soignante, celle des mères, des femmes et des hommes qui font passer l'humain avant le fric.

    Ne nous y trompons pas, il n'y aura pas de retour en arrière après cette crise.

    Parce que malgré cette souffrance, malgré ces deuils terribles qui frappent tant de familles, malgré ce confinement dont les plus pauvres d'entre nous payent le plus lourd tribut, à savoir les jeunes, les personnes âgées isolées ou confinées dans les EHPAD, les familles nombreuses, coincés qu'ils sont en ville, souvent dans de toutes petites surfaces, malgré tout cela, le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l'endroit.

    Où sont les vraies valeurs ? Qu'est-ce qui est important dans nos vies ?

    Vivre virtuellement ? Manger des produits issus d'une terre martyrisée et qui empoisonnent nos corps ?

    Enrichir par notre travail ceux qui se prennent des bonus faramineux en gérant les licenciements ?

    Encaisser la violence sociale de ceux qui n'ont eu de cesse d'appauvrir le système de soin et nous donnent maintenant des leçons de solidarité ?

    Subir une médecine uniquement occupée à soigner les symptômes sans se soucier de prévention, qui bourre les gens de médicaments qui les tuent autant ou plus qu'ils ne les soignent ? Une médecine aux ordres des laboratoires pharmaceutiques ?

    Alors que la seule médicine valable, c’est celle qui s'occupe de l'environnement sain des humains, qui proscrit tous les poisons, même s'ils rapportent gros. Pourquoi croyez-vous que ce virus qui atteint les poumons prospère si bien ? Parce que nos poumons sont malades de la pollution et que leur faiblesse offre un magnifique garde-manger aux virus.

    En agriculture, plus on cultive intensivement sur des dizaines d'hectares des plantes transformées génétiquement ou hybrides dans des terres malades, plus les prédateurs, ou pestes, les attaquent et s'en régalent, et plus il faut les arroser de pesticides pour qu'elles survivent, c’est un cercle vicieux qui ne peut mener qu'à des catastrophes.

    Mais ne vous faites pas d'illusions, on traite les humains les plus humbles de la même façon que les plantes et les animaux martyrisés.

    Dans les grandes métropoles du monde entier, plus les gens sont entassés, mal nourris, respirent un air vicié qui affaiblit leurs poumons, plus les virus et autres "pestes" seront à l'aise et attaqueront leur point faible : leur système respiratoire.

    Cette épidémie, si l'on a l'intelligence d'en analyser l'origine et la manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin, pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se défendre efficacement et à long terme contre les virus.

    Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses que nous pensions vitales se révèlent futiles. Acheter toutes sortes d'objets, de vêtements, est impossible et cette impossibilité devient un bonus : d'abord en achetant moins on devient riches.

    Et comme on ne perd plus de temps en transports harassants et polluants, soudain on comprend combien ces transports nous détruisaient, combien l'entassement nous rendait agressifs, combien la haine et la méfiance dont on se blindait pour se préserver un vague espace vital, nous faisait du mal.

    On prend le temps de cuisiner au lieu de se gaver de junk-food, on se parle, on s'envoie des messages qui rivalisent de créativité et d'humour.

    Le télétravail se développe à toute vitesse, il permettra plus tard à un nombre croissant de gens de vivre et de travailler à la campagne, les mégapoles pourront se désengorger.

    Pour ce qui est de la culture, les peuples nous enseignent des leçons magnifiques : la culture n'est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d'une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains.

    Quoi de pire qu'un confinement pour communiquer ? Et pourtant les italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris des rues entières organisent des concerts du soir, des lectures de poèmes, des manifestations de gratitude, c’est cela la vraie culture, la belle, la grande culture dont le monde a besoin, juste des voix qui chantent pour juguler la solitude.

    C’est le contraire de la culture des officines gouvernementales qui ne se sont jamais préoccupées d'assouvir les besoins des populations, de leur offrir ce dont elles ont réellement besoin pour vivre, mais n'ont eu de cesse de conforter les élites, de mépriser toute manifestation culturelle qui plairait au bas peuple.

    En ce sens, l'annulation du festival de Cannes est une super bonne nouvelle.

    Après l'explosion en plein vol des Césars manipulés depuis des années par une maffia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime partie a été dévoilée, le festival de Cannes va lui aussi devoir faire des révisions déchirantes et se réinventer. Ce festival de Cannes qui déconne, ou festival des connes complices d'un système rongé par la phallocratie, par la corruption de l'industrie du luxe, où l'on expose complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses, pauvres femmes porte-manteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées, ce festival, mais venez-y en jeans troués et en baskets les filles, car c’est votre talent, vos qualités d'artiste qu'il faut y célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute !

    Si les manifestations si généreuses, si émouvantes des peuples confinés pouvaient avoir une influence sur le futur de la culture ce serait un beau rêve !

    Pour terminer, je voudrais adresser une parole de compassion aux nombreux malades et à leurs proches, et leur dire que du fin fond de nos maisons ou appartements, enfermés que nous sommes, nous ne cessons de penser à eux et de leur souhaiter de se rétablir. Je ne suis pas croyante, les prières m'ont toujours fait rire, mais voilà que je me prends à prier pour que tous ces gens guérissent. Cette prière ne remplacera jamais les soins de l'hôpital, le dévouement héroïque des soignants et une politique sanitaire digne de ce nom, mais c’est tout ce que je peux faire, alors je le fais, en espérant que les ondes transporteront mon message, nos messages, d'amour et d'espoir à ceux qui en ont besoin.

    Coline Serreau


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  • Vanessa Tao Coach et Thérapeute

    Comme vous, je suis inquiète ...

    Je suis inquiète, pour vous, pour moi, pour mes proches …

    Je suis inquiète d’apprendre que certains d’entre eux sont déjà touchés par ce virus ...

    Je suis inquiète pour nos soignants et tous ceux qui sont en première ligne de cette épidémie sans les précautions nécessaires et suffisantes…

    Je suis inquiète de savoir les hôpitaux saturés malgrés le combat de ces derniers mois de nos soignants pour se faire entendre, en vain...

    Je suis inquiète pour ces foyers confinés ou les victimes cotoient leurs bourreaux…

    Je suis inquiète pour tous ces jeunes placés à l’Aide sociale à l’enfance qui sont de véritables bombes humaines qui se retrouvent en sous effectif d’accompagnement par leurs équipes éducatives …

    Je suis inquiète pour les pays ou le système de santé plus pauvre encore que le nôtre annonce une hécatombe potentielle …

    Je suis inquiète quand je vois la recrudescence de gourous du web et d’éveillés auto-proclamés aviver le feu à coup de fake news quand il faudrait l’éteindre ...

    Mais je suis désormais également extrêmement inquiète de l’impact que va avoir pour certains d'entre nous ce confinement :

    Je suis inquiète parce qu’en tant que thérapeute et coach, je vois la demande de mes groupes de soutien et d’accompagnement (dépression, burn out, anxiété et stress) exploser …

    Je suis particulièrement inquiète pour les plus vulnérables d’entre nous , les malades de l’invisible … ceux pour qui ce confinement et ce manque de disponibilité de personnel soignant risque d’accentuer le risque de décompensation…

    Mais je suis également inquiète pour chacun d’entre nous car nous ne sommes pas tous armés psychologiquement pour faire face à cette période, l’hygiène mentale n’est pas une matière apprise à l’école …

    L’heure était à l’inquiétude, mais nous devons être conscients qu’il y a désormais un autre combat à mener, celui de nos peurs et de notre colère …

    Nous vivons uns situation dramatique et nous devons avancer en conscience et en responsabilité mais ne cédons pas à la psychose, celle qui ferait de cette crise un traumatisme …

    Nous ne devons pas renier nos émotions mais prendre de la distance.

    Les réseaux sociaux étant ce qu’on en fait, j’ai donc pris la décision de ne pas nourrir l’anxiété ambiante par des publications anxiogènes et de concentrer le temps libre que j’ai pour prendre soin de ceux que j’aime et agir dans ce qui est mon domaine, apporter mon aide à ceux qui ont besoin de soutien moral et d’outils pour gérer leurs émotions lors de cette période trouble.

    Je vais essayer de me libérer du temps pour reprendre les accompagnements en ligne par Skype et Téléphone prochainement.

    Prenez soin de vous et de ce qui nourrit vos esprits,

    N'oublions personne et ne nous oublions pas nous, c'est la seule manière de sortir grandis de cette épreuve collective ...

    La peur aggrave le mal sans y remédier”
    Antoine Claude Gabriel Jobert

    Je vous envoie tout mon courage,


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