• Joseph Saidah

     

    Histoire du tablier de grand-mère

    Je crois que les jeunes d'aujourd'hui ignorent ce qu'est un tablier...

    Vous souvenez-vous du tablier de votre grand-mère ?

    Les mères et grand-mères portaient un tablier par-dessus leurs vêtements pour les protéger car elles avaient peu de robes de rechange.

    En fait, il était beaucoup plus facile de laver un tablier habituellement en coton qu'une robe, une blouse ou une jupe, faites d'autres tissus.

    L'usage principal du tablier de grand-mère était donc de protéger la robe, mais en plus de cela :

    - Il servait de gant pour retirer un plat brûlant du fourneau, bien avant l'invention des "mitaines à fourneau".

    - Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses sales.

    - Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, les poussins à réanimer, et parfois les oeufs à moitié éclos, que maman déposait dans un fourneau tiède afin de faciliter leur éclosion.

    - Quand il y avait de la visite, le tablier servait d'abri aux enfants timides. d'où l'expression : «Se cacher dans les jupons de sa mère».

    - Par temps frais, maman le relevait pour s'y emmitoufler les bras et les épaules, par temps chaud, alors qu'elle cuisinait devant le poêle à bois, elle y épongeait la sueur de son front.

    - Ce bon vieux tablier faisait aussi office de soufflet, alors qu'elle l'agitait au dessus du feu de bois pour le ranimer.

    - C'est lui qui servait à transbahuter pommes de terre et bois sec jusque dans la cuisine

    - Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes ; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.

    - En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.

    - Quand des visiteurs arrivaient à l'improviste, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

    - A l'heure du repas, grand-mère allait sur le perron agiter son tablier, c'était signe que le dîner était prêt,et les hommes aux champs savaient qu'ils devaient passer à table.

    - Grand-mère l'utilisait aussi pour sortir la tarte aux pommes du four et la poser sur le rebord de la fenêtre, afin qu'elle refroidisse ; de nos jours sa petite fille l'y pose aussi, mais pour la décongeler... Autres temps, autres moeurs!

    Il faudra de bien longues années, avant que quelqu'un invente un vêtement, qui puisse rivaliser avec ce bon vieux tablier utile à tant de choses.

    Danger ?
    On deviendrait bien fou aujourd'hui rien que de songer à la quantité de microbes qui pouvaient s'accumuler sur le tablier en une seule journée !!

    En réalité, la seule chose que les enfants de l'époque aient attrapée au contact du tablier de maman ou de grand-maman,

    c'est de l'amour !!

    En souvenir de nos grands-mères, envoyez ce document à ceux qui savent ainsi qu'à ceux qui pourront apprécier... l'histoire du "tablier de grand-mère”

    Merci Roula B


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  • Passage d'une génération à l'autre

    L'espace d'une réunion de famille à laquelle des amis étaient associés, le message se laisse à peine deviner: voici venu le temps de laisser la place à la jeune génération, de lâcher la bride et de s'installer du côté où la vie sème la graine d'une transition, d'une progression voulue par les nécessités d'une évolution.

    Avec le temps, les enfants prennent le relais, jouent le rôle qu'ils doivent assumer dans le grand orchestre d'une destinée. Le temps passe, les années nous poussent et nous élèvent plus haut et plus loin. Vient l'heure où ceux qui étaient encore "nos" enfants nous font naître à une autre réalité: passage de témoin, témoignage d'une existence qui se charge de nous porter là où nous ne serions pas allés. Viendra un temps, dit le texte sacré, où tu devras te laisser mettre la ceinture à la taille pour aller là où tu ne voudrais pas aller.

    Vient un temps, Dieu soit loué, où il fait bon récolter le fruit du travail passé. Le temps d'une fête comme parabole d'un trop court moment au début de l'été qui féconde l'histoire et nous dit:"Avance au large et fais confiance".

    MM


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  • Nous sommes les choses que nous possédons, nous sommes ce à quoi nous tenons.

     

    Il n’y a aucune noblesse dans l’attachement.

    L’attachement à la culture, au savoir, n’est pas différent des autres formes de penchants agréables.

    L’attachement fait que le moi s’absorbe en lui-même, que ce soit aux niveaux les plus bas ou les plus élevés.

    L’attachement est l’illusion du moi, une tentative pour fuir le vide du moi.

    Les choses auxquelles nous sommes attachés – biens, personnes, idées – prennent une importance capitale, car privé de tout ce qui emplit son vide, le moi n’existe pas.

    La peur de ne pas être nous pousse à posséder ; et la peur engendre l’illusion, l’asservissement aux conclusions.

    Les conclusions, matérielles ou imaginaires, empêchent l’intelligence de parvenir à maturité, à cette liberté sans laquelle la réalité ne peut pas se faire jour ; et sans cette liberté, l’habileté est prise pour de l’intelligence.

    Les voies de l’habileté sont toujours complexes et destructrices.

     

    C’est cette habileté, armure protectrice du moi, qui conduit à l’attachement ; et lorsque l’attachement cause de la souffrance, c’est cette même habileté qui recherche le détachement et jouit de l’orgueil et de la vanité de la renonciation.

     

    La compréhension des voies de l’habileté, les voies du moi, est le commencement de l’intelligence.

     

    Krishnamurti

    Commentaires sur la vie (intégrale) 45, p. 177

     

    Ed. J'ai lu

    L’image contient peut-être : plein air et eau

     


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  • "Si vous laissez la colère vous envahir, il y a une forte probabilité qu'elle empire le lendemain. Mais si vous essayer de la minimiser, elle s'affaiblira. Souvenez-vous de vos expériences, quand vous laissez la colère s'exprimer, ça revient a laisser un enfant devant une botte de paille avec une boite d’allumette. Allumer, la colère devient ravageuse et incontrôlable. La seule solution est de maintenir la colère sous le contrôle de notre réflexion. Qu'elle est l'utilité de la colère ? Qu'elle est l’avantage de la tolérance et de la compassion ?
    Les personnes qui n’envisagent pas les inconvénients des émotions perturbatrices comme la colère, quand elles sont confrontées à une situation difficile, explosent de fureur. Elles pensent avoir raison, même si elles s’inquiètent du regard des autres. Tant qu’elles jugent leur colère justifiée, elles ne font aucun effort pour la réduire. En revanche, ceux qui considèrent la colère comme une émotion perturbatrice, négative, et nuisible, ne la tolèrent pas.
    Les actes dirigés uniquement par la colère ne servent à rien. Vous pouvez augmenter votre capacité a la contrôler en le comprenant."
    Le Dalaï-Lama


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    • Qu’est-ce que la liberté ?

     

    Krishnamurti :

    De nombreux philosophes ont écrit sur la liberté.

    Nous parlons de la liberté – celle de faire ce qui nous plaît –, d’avoir le travail qui nous plaît, la liberté de choisir un homme ou une femme, la liberté de lire n’importe quel livre ou bien celle de ne pas lire du tout.

    Nous sommes libres, et que faisons-nous de cette liberté ?

    Nous nous en servons pour nous exprimer, pour faire tout ce qui nous plaît.

    La vie devient de plus en plus laxiste : vous pouvez avoir des rapports sexuels dans un parc ou un jardin publics.

     

    Nous jouissons de toutes sortes de libertés, et qu’en avons-nous fait ?

    On pense que là où il y a choix, il y a liberté.

    Je peux me rendre en Italie ou en France, c’est un choix.

    Mais celui-ci donne-t-il la liberté ?

    Pourquoi devons-nous choisir ?

    Si vous êtes très lucide, que votre perception est pure, il n’y a pas de choix.

    C’est de là que dérive l’action juste.

    Ce n’est que dans le doute et l’incertitude que nous commençons à choisir.

    Donc, si vous me permettez de le dire, le choix empêche la liberté.

     

    Les états totalitaires n’accordent aucune liberté parce qu’à leur idée, la liberté amène la dégénérescence de l’homme.

    En conséquence, ils contrôlent, répriment, vous savez ce qui se passe.

     

    Donc, qu’est-ce que la liberté ?

    Se fonde-t-elle sur le choix ?

    Est-ce de faire exactement ce qui nous plaît ?

    Certains psychologues disent : si vous ressentez quelque chose, ne le réprimez pas, ne l’entravez pas, ne le maîtrisez pas, mais exprimez-le immédiatement.

    Nous faisons cela très bien, trop bien.

    Cela s’appelle aussi la liberté.

    Est-ce que lancer une bombe est une forme de liberté ?

    Voyez à quoi nous l’avons réduite !

     

    La liberté se trouve-t-elle là-bas, ou ici ?

    Où commencez-vous à la chercher ?

    Dans le monde extérieur, où vous exprimez tout ce qui vous plaît – la prétendue liberté individuelle ?

    Ou bien la liberté débute-t-elle intérieurement pour s’exprimer par la suite intelligemment au-dehors ?

    Comprenez-vous ma question ?

    La liberté n’existe que s’il n’y a pas de confusion en moi, si du point de vue psychologique et religieux je ne peux être pris à aucun piège – vous comprenez ?

    Et si je suis dans un état de confusion et de désordre, ne dois-je pas commencer par me libérer de ce désordre avant de parler de liberté ?

    Si je n’ai pas de relation avec ma femme, mon mari ou quelqu’un d’autre – parce que nos rapports se fondent sur des images – il y a conflit, ce qui est inévitable là où il y a division.

    Donc, ne dois-je pas commencer ici, à l’intérieur de moi-même, dans mon esprit, dans mon cœur, afin de m’affranchir totalement de toute crainte, angoisse, désespoir, ainsi que des souffrances et blessures dues à quelque désordre psychique ?

    Observez tout cela vous-même et libérez-vous en !

     

    Il semble, toutefois, que nous n’en ayons pas l’énergie.

    Nous allons la chercher chez autrui.

    Nous nous sentons soulagés en parlant à un psychiatre, en nous confessant, et tout ce qui s’ensuit.

    Toujours être tributaire de quelqu’un !

    Inévitablement, cette dépendance amène le conflit et le désordre.

    On doit donc commencer à comprendre la profondeur et la grandeur de la liberté, on doit commencer par ce qui est le plus près de nous, nous-mêmes.

     

    La grandeur de la liberté, de la véritable liberté, sa dignité, sa beauté, résident en soi dès que règne un ordre absolu.

     

    Et cet ordre ne s’établit que si nous devenons notre propre lumière.

     

    Krishnamurti

    Questions et réponses

    50 : La liberté, p. 177.

     


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