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    ECKHART TOLLE : Porter des jugements. (Les enseignements d'Eckhart Tolle)

    Question:

    On me dit que j’ai tendance à juger et je suis d’accord là-dessus. Depuis que j’en ai pris conscience, je travaille quotidiennement sur ce point, et sur mon ego aussi. Quelles sont vos réflexions sur la tendance à porter des jugements, et est-il possible de ne jamais juger, qu’il s’agisse de quelqu’un ou d’une décision?

    Réponse ECKHART TOLLE:

    Vous n’êtes pas quelqu’un qui juge. Votre esprit obéit à ses conditionnements, c’est tout. Le plus important, c’est déjà que vous soyez conscient de ce que fait votre esprit. Une personne vraiment portée à la critique, c’est quelqu’un qui ne le sait pas. Elle s’identifie tellement à son esprit qu’elle a une confiance absolue en chaque pensée (ou jugement) qui lui vient à l’esprit.

    La conscience de ce qui est, voilà ce qui compte. La plupart des pensées véhiculant des jugements sont de nature négative, bien sûr. Prenez donc note, autant que vous le pouvez, de vos pensées négatives (à propos des autres, des individus ou des groupes, de vous -même, d’un endroit, d’une situation où vous vous trouvez, de quelque chose qui arrive mais qui ne « devrait pas », etc.). Remarquez la tendance qu’a l’esprit de trouver à redire sur les gens et les situations, de se plaindre, de rendre des jugements bien-pensants.

    Peu à peu, la dimension de cette conscience s’élargira pour affaiblir ces habitudes mentales. Vivre dans la négativité est un terrible fardeau. Elle tend à se refléter sur vous au travers de situations et de gens négatifs et empêche votre vie de se dérouler harmonieusement. Mais n’essayez pas d’étouffer vos jugements. Ayez de la compassion pour votre esprit.

    Un jugement est inoffensif si vous le reconnaissez immédiatement comme tel et que vous n’y croyez plus tout à fait. Puis, petit à petit, la conscience chasse de l’esprit sa tendance à juger.

    Oui, il est possible de vivre sans juger. Ce qui importe, c’est de se lier d’amitié avec le moment présent.

    Il y a deux livres que vous trouverez peut-être utiles. L’un est Les Mille Visages du Bonheur de Byron Katie. Ce livre donne une idée de ce qu’on peut appeler une vie sans juger, et cela, quotidiennement. L’autre livre s’appelle La Voix de la Connaissance de Don Miguel Ruiz.

    Maître spirituel Eckhart Tolle (Image de Eckhart Tolle )


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  • Vous savez que vous êtes, que vous existez. Reliez-vous au fait d’être, d’exister. Que ressentez-vous alors ? N’est-ce pas très proche de ce que vous ressentez lorsque vous êtes présent au silence ou à l’espace ? Lorsque vous êtes vraiment détendu ou en contact avec la nature ?

    Mais peut-être est-ce difficile pour vous d’en être conscient ? Alors, l’espace d’un instant, tentez de cesser d’exister, tentez de cesser d’être... Impossible n’est-ce pas ?

    Bien sûr, il peut nous arriver de perdre de vue cette conscience d’être. Mais nous ne sommes pas inconscients pour autant. Et le simple fait d’être conscient souligne qu’il y a conscience, que nous l’oublions ou non. Et la preuve est là : lorsque nous essayons de cesser d’être, nous remarquerons immédiatement que cette conscience d’être ne peut nous quitter.

    Si vous restez en lien avec le fait d’être, de quoi est-il fait ? Quelles sont ses caractéristiques ?

    Par exemple, se modifie-t-il avec le temps ? Est-il différent maintenant de tout à l’heure ? Hier ou bien il y a dix ans, d’aujourd’hui ? Est-il différent lorsque vous êtes heureux ou soucieux ?

    Prenez le temps de le constater par vous-même : la conscience d’être est toujours semblable.

    De plus, si vous restez un instant avec elle, vous remarquez que ni la question de votre âge ni celle de votre sexe ne se posent. Vous remarquez aussi que, pour un instant, vos soucis disparaissent.

    Difficile de croire que nos soucis s’envolent pendant un instant ? Voilà un point de première importance sur lequel nous reviendrons en détail plus loin. Mais d’ores et déjà, nous savons très bien que nos soucis s’effacent à d’autres moments, quelle que soit leur importance : lorsque nous dormons. Ils s’éclipsent aussi lorsque nous rions. Autrement dit, nous avons le plus souvent l’impression qu’ils sont constants jusqu’à leur résolution. Mais en fait, il n’en est rien.

    Je vous propose de vous y arrêter une minute ou deux et de vous laisser intégrer cette donnée : un souci apparaît et disparaît au fil des heures.

    Déconstruire des croyances, des idées, des points de vue et percevoir ce qui a toujours été présent et central. Voilà ce que « la perspective non duelle » propose dans un premier temps. Il ne s’agit aucunement d’adhérer à une nouvelle croyance ou à une théorie. Seulement de constater, de prendre pleinement conscience de ce qui a toujours été. Et c’est pourquoi cette approche n’est pas non plus une philosophie.

    Comment cela nous permettra-t-il de voir disparaître toute souffrance ? Nous l’aborderons petit à petit. Mais retenons-le : sans ce « regard » ou cette « écoute », ou ce retour à « l’évidence de ce qui est SU » que nous venons d’expérimenter, nous ratons quelque chose d’essentiel.

     

    Extrait du livre de Gérard: Regarder ce qui est ...et sourire. Ed. L'Originel

    Cyril Pad 

     

     


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    Avec Krishnamurti 

    Un homme prisonnier d'un petit espace dans un petit appartement, qui vit dans cet espace, de jour en jour pendant trente années, a soif d'espace, d'espace physique. Il va à la campagne, il prend des vacances
    lointaines où il trouve de grands espaces vides, où il peut voir un ciel sans limites, le vaste océan, de profondes forêts, des ombres, le mouvement du vent, des oiseaux, du fleuve. Physiquement il a besoin d'espace.
    Vivant dans une ville, dans une cité, marchant constamment sur des trottoirs et voyant la fenêtre et les cheminées d'en face, il a besoin d'espace physique, mais jamais il n'a soif d'espace psychologique. Là, il se contente d'être un prisonnier. Il est pris au piège.

    Il est dans la prison de ses propres idées ; de ses conclusions, de ses croyances, de ses dogmes. Il est dans la prison de sa propre activité autocentrique, avec ses alternatives de réussites et de frustrations ; il est le prisonnier de son propre talent. Psychologiquement, intérieurement, dans sa peau, il vit dans une prison où n'existe aucun espace du tout. Privé d'espace, prisonnier, il se met à penser à la liberté. Il est un captif vivant entre quatre murs, assoiffé de liberté ; comme un aveugle cherchant désespérément à voir la couleur. N'ayant aucun espace psychologique, aucune liberté psychologique, il n'a aucun espace du tout, il est toujours prisonnier.

    (...)

    Cette question vaut vraiment et profondément la peine d'être examinée, parce que la liberté ne peut exister que là où il y a espace, mais un espace qui n'est pas créé par un objet.
    Si l'espace est créé par le « moi » , le penseur, celui-ci élève encore des murs autour de soi à l'intérieur desquels il se figure être libre. Il pourra faire tout ce qu'il voudra dans cet espace créé par le centre, il sera sans aucune liberté. Il est comme un homme condamné à vivre en prison. Il peut dans sa prison modifier le décor, rendre celle-ci un peu plus confortable, peindre les murs, faire toutes sortes de choses pour orner sa vie, mais entre les quatre murs il n'est jamais libre.

    Psychologiquement, nous avons dressé des murailles autour de nous, des murailles de résistance, d'efforts, de crimes, d'avidité, d'envie, d'ambition, de désirs d'une haute situation, de puissance, de prestige. Toutes ces choses sont la création du penseur. Celui-ci a créé l'espace qui l'entoure, et par conséquent il n'est jamais libre.
    La beauté n'est pas seulement celle que vous voyez ; elle n'en est qu'une très petite partie. La beauté n'est pas le résultat de la pensée, elle n'a pas été élaborée par la pensée. Comme l'amour, l'affection n'a pas de place là où il y a la pensée. Il y a cette jalousie, cette envie, cette avidité, cette ambition, cet orgueil, et l'amour n'est pas ; tout cela, nous le savons.

    Mais pour découvrir ce que cela veut dire que d'aimer, il faut certes qu'existe un affranchissement de toute lutte, de toute jalousie, de toute envie. Alors nous connaîtrons.

    Krishnamurti

    Paris, 1966

     

     

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    La Faute d Orthographe

    Je suis la faute d orthographe

    On me poursuit, mais je reviens

    J ai deux f pour la girafe

    et je mets de l a dans le vin.

     

    Je confonds la pâte et la patte,
    Je mêle les sauts et les sots.
    J’oublie un t quand je me gratte
    et je mets trois s à cerceau.

    Les mots en al me turlupinent
    et puis, je vais à ma façon.
    J’’ai des quantités de copines
    qui ne savent pas les leçons.

    Très grosses et parfois énormes,
    petites comme des toutous,
    elles prennent toutes les formes,
    elles se glissent n’importent où.

    Dans la carte pour tante Adèle,
    sur chaque page des cahiers,
    c’est comme dans le vermicelle,
    où l’alphabet s’est embrouillé.

    Je suis un lutin fantaisiste,
    un clown léger, un prestidigitateur
    qui vient sur la piste
    faire un ouistiti d’un whisky.

    Les consonnes et les voyelles
    grâce à moi s’en vont voltiger
    au pays des g et des geais,
    au pays des l et des ailes.

    Au pays du je ne sais quoi
    où nous attendent des surprises
    Une reine portant des bois,
    Un renne aux couronnes exquises.

    Un pays où les e muets
    Poussent soudain la chansonnette,
    un pays au fond des nuées
    où les e font des omelettes.

    Un pays sans conditionnel,
    sans subjonctif, où toute chose
    met son pluriel avec des roses.
    Son singulier avec du ciel.

     

    Pierre Gamarra


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    Plaisir et souffrance

    Tes désirs sont des réponses à tes souffrances, à chaque fois que tu souffres tu cherches quelque chose pour apaiser ou éliminer cette souffrance. Cette recherche est le désir et le plaisir est le baume que va guérir ta plaie. Simple croyance.

    Dès l’effet du baume fini la souffrance recommence. C’est un jeu infernal, il faut que cela s’arrête un jour !

    Tu finiras par comprendre que le plaisir suspend la souffrance mais il ne l’illumine pas. Lorsque tu cherches le plaisir pour traiter la souffrance tu abandonnes ton poste de commandant. C’est à dire tu abandonnes ton enfant intérieur tout en croyant le soigner.

    Ta vie devient le jeu du désir et de l’aversion, et toi au milieu, désespéré, tu ne sais plus comment la gérer !

    C’est l’illusion de la souffrance qui te met dans telle une situation, la peur de souffrir dérègle toute ta vie et tu as l’impression que tu prends un chemin qui tu n’as pas choisi.

    Il faut que tu comprennes que c’est toi qui créés cette souffrance en t’opposant à la vie. Alors il n’y a que toi qui puisses l’arrêter, aucun agent extérieur, encore moins une personne.

    Qu’est-ce que c’est qui te pousse à t’opposer à la vie ? la croyance qu’elle peut te faire du mal.

    Tout est histoire de croyances donc des mémoires. Des personnages fictifs qui te hantent et qui dirigent ta vie, profitant de ton absence, à cause de cette obsession de trouver un remède par le plaisir.

    Il suffit d’effacer cette croyance pour que tout s’arrête et que ta vie reprenne son cours normal, la joie et la responsabilité.

    Tu dois faire face à cette croyance pour l’effacer, reprendre ta vie en main et accepter la souffrance, elle finira par partir car il n’y aura plus d’opposition en toi.

    C’est une question de courage, apprends à souffrir dans l’acceptation, doucement et progressivement, jusqu’à ce que la souffrance ne te fera plus peur, ainsi ton enfant intérieur sera à nouveau en paix auprès de toi.

    C’est ton enfant qui souffre et c’est toi le responsable, parce qu’il dépend de toi. Chercher une aide extérieure est nécessaire mais cela ne la guérit pas. Juste, cela l’apaise le temps que tu trouves une solution radicale.

    Esprit Mogahama :
    Esprit de la voie lactée


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