• Vanessa Tao Coach et Thérapeute

    Comme vous, je suis inquiète ...

    Je suis inquiète, pour vous, pour moi, pour mes proches …

    Je suis inquiète d’apprendre que certains d’entre eux sont déjà touchés par ce virus ...

    Je suis inquiète pour nos soignants et tous ceux qui sont en première ligne de cette épidémie sans les précautions nécessaires et suffisantes…

    Je suis inquiète de savoir les hôpitaux saturés malgrés le combat de ces derniers mois de nos soignants pour se faire entendre, en vain...

    Je suis inquiète pour ces foyers confinés ou les victimes cotoient leurs bourreaux…

    Je suis inquiète pour tous ces jeunes placés à l’Aide sociale à l’enfance qui sont de véritables bombes humaines qui se retrouvent en sous effectif d’accompagnement par leurs équipes éducatives …

    Je suis inquiète pour les pays ou le système de santé plus pauvre encore que le nôtre annonce une hécatombe potentielle …

    Je suis inquiète quand je vois la recrudescence de gourous du web et d’éveillés auto-proclamés aviver le feu à coup de fake news quand il faudrait l’éteindre ...

    Mais je suis désormais également extrêmement inquiète de l’impact que va avoir pour certains d'entre nous ce confinement :

    Je suis inquiète parce qu’en tant que thérapeute et coach, je vois la demande de mes groupes de soutien et d’accompagnement (dépression, burn out, anxiété et stress) exploser …

    Je suis particulièrement inquiète pour les plus vulnérables d’entre nous , les malades de l’invisible … ceux pour qui ce confinement et ce manque de disponibilité de personnel soignant risque d’accentuer le risque de décompensation…

    Mais je suis également inquiète pour chacun d’entre nous car nous ne sommes pas tous armés psychologiquement pour faire face à cette période, l’hygiène mentale n’est pas une matière apprise à l’école …

    L’heure était à l’inquiétude, mais nous devons être conscients qu’il y a désormais un autre combat à mener, celui de nos peurs et de notre colère …

    Nous vivons uns situation dramatique et nous devons avancer en conscience et en responsabilité mais ne cédons pas à la psychose, celle qui ferait de cette crise un traumatisme …

    Nous ne devons pas renier nos émotions mais prendre de la distance.

    Les réseaux sociaux étant ce qu’on en fait, j’ai donc pris la décision de ne pas nourrir l’anxiété ambiante par des publications anxiogènes et de concentrer le temps libre que j’ai pour prendre soin de ceux que j’aime et agir dans ce qui est mon domaine, apporter mon aide à ceux qui ont besoin de soutien moral et d’outils pour gérer leurs émotions lors de cette période trouble.

    Je vais essayer de me libérer du temps pour reprendre les accompagnements en ligne par Skype et Téléphone prochainement.

    Prenez soin de vous et de ce qui nourrit vos esprits,

    N'oublions personne et ne nous oublions pas nous, c'est la seule manière de sortir grandis de cette épreuve collective ...

    “La peur aggrave le mal sans y remédier”
    Antoine Claude Gabriel Jobert

    Je vous envoie tout mon courage,  

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 15 Avril 2020 à 10:59

    Bonjour Bérénice un très belle article que tu nous a mis   tout comme toi je suis inquiète de ce qui peut arriver  je n'ai plus le moral je  depuis que nous sommes confiner je ne vois plus mes enfants et mes petits fils et petites filles et ça me manque  merci pour ton commentaire sur mon blog j'espère que tu va bien ? je te souhaite de passer une très bonne journée et surtout prend soin de toi ma douce 

    gros bisous de ton amie

    Béa

    mes créations

    2
    Capucine 66
    Mercredi 15 Avril 2020 à 14:26
    Coucou..bel article..que je vais relire lentement..nous,
    devons maitriser nos peurs.. dis moi le cheval galope t il encore..lol.bises les amis
    3
    Mercredi 15 Avril 2020 à 19:12

    Je suis très sensible à ton billet, en tant que soignante, maman d'une ado en souffrance psychique et travaillant auprès d'adultes déficients intellectuels.

    J'ai fait le choix d'etre accompagnée par un psychologue, j'ai repris mon journal intime pour mettre à distance mes peurs, ma colère que je reconnais en tant que tels.

    J'ose pleurer, dire que je vais mal et continue à soutenir mes proches dans l'empathie qui me caractéritise.;

    Il est urgent de prendre soin de soi.

    Passe une agréable soirée.

     

     

     

     

    4
    Mercredi 15 Avril 2020 à 19:41

     

    BONSOIR   BERENICE 

    j'ai bien aimé ce billet, tu as enuméré  exactement bien des cas

    des confinements difficiles a supporter pour beaucoup de personnes

    isolees , malades, couples en difficultés, violences

    vivement que cel en finisse 

    pour moi, c'est le  tactile qui me manque

    TRES  DIFFICILE  DE NE PAS POUVOIR PRENDRE DANS MES BRAS

    MA NOUVELLE POUPEE ,  et mes diablotins

    ma fille m'envoie des fotos tous les jours, en une semaine elle a  déja  beaucoup changé

    mais on n'a pas le choix

    on se rattrapera apres et je la mangerais de bisous

    bonne soiree   bisousss

    5
    Jeudi 16 Avril 2020 à 09:22

    Nous vivons une période extrêmement violente moralement et nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne sauf sans doute celle de la peur. Ceux qui comme nous ont la chance d'avoir maison jardin et campagne ne souffrent sans doute que de l'éloignement familial et pourtant j'ai des copines de blog qui commencent à se sentir très mal tout comme la maman d'une de mes belles-filles qui n'arrive plus à supporter l'éloignement de ses petits-enfants. Il faut apprendre à vivre au jour le jour sans projet et çà nous n'y sommes pas habitués du moins nous qui sommes "nantis" d'une belle vie. Et puis il y a les autres, ceux qui vivent dans quelques mètres carrés, qui n'ont ni balcon ni terrasse, sont entassés ou alors seuls, seuls à crever. Tous les jours je console mon papa par téléphone qui a très peur et pourtant vit en Bretagne dans une maison confortable avec sa compagne. Il a tout simplement peur de mourir. Alors je l'aide à mettre des mots sur ses maux et l'espace d'une poignée de minutes j'arrive à le faire sourire.

    Ce drame, ce malheur qui s'est abattu sur le monde aggrave les inégalités mais à un moment donné nous avons tous une baisse de moral. Pour ma part je vis au jour le jour et j'essaie de ne pas écouter plus d'une fois par jour les infos sur le virus sinon c'est à devenir totalement fou. Et je vis d'espoir, celui d'un lendemain souriant et neuf.

    Bonne journée

    Bisou

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