Olympe de Gouges
06
août
2022

Un petit rappel d'Olympe de Gouges ignorée des manuels d'histoires .
Qui est Olympe de Gouges ? (1748–1793) - femme de lettres française, devenue femme politique, autrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
Il y a 70 ans, les femmes votaient pour la première fois en France ! Le 21 avril 1944, le général de Gaulle octroie par ordonnance dans le cadre du gouvernement provisoire d'Alger, le droit de vote aux femmes françaises. Un siècle s'est écoulé après l'instauration du suffrage universel masculin, en 1848. Les femmes deviennent alors en France " électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ". Le 29 avril 1945, ces françaises exercent ce droit pour la première fois dans le cadre des élections municipales.
L’ultime condamnation pour des idéologies égalitaires
En 1788, elle publie dans le Journal Général de France une brochure politique intitulée « La lettre au peuple ou projet d’une caisse patriotique ». Dans cette lettre, elle proposait des idées socialistes avant-gardistes qui ne furent reprises que plusieurs années plus tard.
On y retrouve, notamment, la demande de création d’une assistance sociale, d’établissements d’accueil pour les aînés, de refuges pour les enfants d’ouvriers, d’ateliers publics pour les ouvriers sans travail et de tribunaux populaires (jurys d’aujourd’hui).
Son audace ne s’arrêta pas à cette lettre. En 1791, Olympe rédigea une Déclaration des droits des femmes et de la citoyenne, copiée sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.Cette déclaration dénonçait le fait que la Révolution française n’incluait pas les femmes dans son projet de liberté et d’égalité et considérait que « l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme sont les seules causes de malheurs publics et de la corruption des gouvernements ». Elle adressa sa Déclaration à la « première des femmes », soit la reine Marie-Antoinette.
Cette Déclaration comporte dix-sept articles dont l’objet principal est une demande pour « l’exercice [par les femmes] de leurs droits naturels, qui n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme leur oppose ». Le premier article de cette Déclaration est « la femme naît et demeure égale à l’homme en droits » tandis que l’article dix demeure, encore aujourd’hui, très célèbre :
Les femmes ont le droit de monter à l’échafaud. Elles doivent avoir également celui de monter à la tribune.
C’est finalement en 1793 que le militantisme d’Olympe de Gouges, cette femme pleine de résilience, la conduisit au « rasoir national », la guillotine. C’est que son texte intitulé « Les trois urnes », qu’elle placarda dans tout Paris, où elle accusait Robespierre et Marat d’être les artisans de la Terreur, dérangeait.
Tu te dis l’unique auteur de la Révolution Robespierre ! Tu n’en fus, tu n’en es, tu n’en sauras éternellement que l’opprobre et l’exécration…Chacun de tes cheveux porte un crime…Que veux-tu ? Que prétends-tu ? De qui veux-tu te venger ? De quel sang as-tu soif encore ? De celui de ton peuple ?
Quelques mois plus tard, elle fut arrêtée. Sentant sa fin imminente – « J’ai tout prévu, je sais que ma mort est inévitable » – , elle fit cette déclaration testamentaire :
Je lègue mon cœur à La Patrie, ma probité aux hommes, ils en ont besoin. Mon âme aux femmes, je ne leur fais pas un don d’indifférence.
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Croyez-vous que le monde des morts restent endormis ? Message d'Olympe de Gouges reçu le 25 avril 2022 (une partie..)
Texte inspiré : [....] Moi, la tête coupée pour avoir défendu la femme ! Oh, combien nos âmes vibrent encore dans cette France où roucoulent encore les pervertis de ce spectacle que nous constatons ? Rien n’a changé ! Tout bouge différemment, mais cette mise en œuvre pour détruire les adversaires n’a pas bougé d’un millimètre.
Oh oui, quand les âmes s’amusent dans ces corps démesurés dont les pensées et leurs actions se profilent au gré de votre humanité aveuglée par cette citoyenneté qui risque de perdre sa souveraineté et son pouvoir de voter. Ce vote qui ne sera plus UTILE aux yeux de ceux qui ont accaparé le Pouvoir de diriger dictatorialement la France en vous enlevant le Droit de vous exprimer dans votre Isoloir. En enclos fermé, ils continuent leurs sales besognes afin d’anéantir la seule chose qui demeure encore en vous : « Votre dignité, votre Identité ».
Voilà, 1944/1945 n’existe plus et 70 ans sont jetés à la poubelle. Moi, dont mes déclarations ont mis des années pour être appliquées ne sera demain que la grande désolation de vous soumettre aux fins de ces Enjeux Machiavéliques.
Marie-Antoinette se joint à moi pour affirmer ce désastre fait aux femmes de la libération. Mais, nous continuons notre combat de la liberté de la femme et de l’intégrité toute entière de l’homme asservi.
Olympe de Gouges
Merci merci
Rigolette ! Nous rions aux éclats
De Jolyne Cottel
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