LES ARBRES SONT REMARQUABLES

L’olivier de Roquebrune-Cap-Martin, dans les Alpes-Maritimes.
Avec plus de 2000 bougies soufflées, il a plus d’une ride à son écorce
et fait figure de doyen des Français (à feuilles).

Ginkgo biloba du parc du domaine de Saint-Hilaire, dans le Loiret.
Une espèce aussi surnommée « arbres aux mille écus » en raison de
son feuillage jaune vif à l’automne. Le petit chanceux a reçu cette année
le prix du public lors du concours annuel du plus bel arbre de France,
organisé par le magazine Terre Sauvage et l’association A.R.B.R.E.S.
Depuis, l’expression « t’as le look ginkgo » est devenue virale dans toutes
les forêts de l’Hexagone.

Tilleul de Grange Sauvaget à Bracon, dans le Jura, avec ses 14 mètres
de circonférence. Selon nos calculs savants, il faut donc huit adultes et
un enfant pour lui faire un câlin.

Chêne du Pigeonnier de Pouzay, à Béceleuf dans les Deux-Sèvres.
« Il y a environ 150 ans, un oiseau, peut-être un geai, a caché un gland
dans ce Pigeonnier sans toit. Le chêne a poussé jusqu’à finalement en
déborder », nous raconte Georges Feterman. Il nous a d’ailleurs avoué
qu’il s’agissait de son arbre chouchou (à ne surtout pas répéter aux oreilles
d’un saule pleureur un peu susceptible). Aujourd’hui on a donc un pigeonnier
géant surmonté d’une jolie coiffe verte.
Ce chêne liège se situe à une centaine de mètres d un Mas, mais à l’époque,
son existence était pratiquement inconnue de tous. Depuis très longtemps,
cet arbre était noyé dans la végétation. Les chênes verts, les bruyères et les
ronces formaient un écran qui le rendait invisible. Un propriétaire du coin, vers
la fin des années 80, par le plus pur des hasards, au Marché aux puces , trouve
un livre de 1891 «Souvenirs du Midi», une sorte de guide pour excursionnistes.
L’auteur explique qu’après avoir dépassé le Mas Santol, on aperçoit à droite un
«magnifique chêne liège» (qui avait déjà à l’époque des mensurations
impressionnantes).
C’est exactement 100 ans après la parution de ce livre qu il a pu faire
l’acquisition du terrain, dégager le chêne et réaliser un chemin d’accès.
Aujourd’hui, le chêne liège veille majestueusement sur un verger de cerisiers.

Sur les hauteurs arides des Corbières catalanes, à Opoul-Périllos, un arbre rare
et vénérable défie le temps et les éléments : un genévrier cade plusieurs fois
centenaire. Ce vénérable spécimen impressionne par ses dimensions :
4,8 m de circonférence et 6 m de hauteur. Sa silhouette sculptée par les vents
puissants de la tramontane, me fait penser à un gros champignon ou un brocoli géant !
Installé au milieu des vignes, avec son double tronc massif et noueux, et son feuillage
dense aux teintes changeantes selon la lumière, ce genévrier impose le respect.
Son âge exact reste incertain, mais certains estiment qu’il pourrait dépasser les 1000 ans,
faisant de lui l’un des plus vieux arbres de la région. Sa présence a d’ailleurs inspiré
le nom du domaine viticole de la famille Dardenne, le Domaine du Vieux Genévrier ,
qui perpétue la tradition viticole locale dans ce terroir rude et authentique.