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"Si quelque chose me dérange, c'est que j'ai inversé les choses, le problème n'est pas là bas, le problème est ici.
Personne ne peut me déranger, il n'y a que moi qui puisse me déranger. Je suis l'auteur de mon propre dérangement. Quand quelque chose semble se présenter comme extérieur, c'est une pensée. Comment aurait-on une sensation extérieure ? Ce qui est profond c'est le ressenti. Le ressenti est non duel. La pensée est toujours duelle.
Vous n'attendez plus rien de ce qui se passe, parce que vous avez compris profondément que ce que vous cherchez n'est pas dans ce qui se passe. Ce que vous cherchez est ce que vous êtes. Vous ne pouvez pas le trouver avec une voiture, un mari, un enfant, un corps, une religion, donc vous n'utilisez plus la beauté de la vie pour vous trouver.
Tant qu'il y a la moindre attente, vous êtes toujours déçu, amer. Lorsque vous ne voulez rien, cette douleur-là n'est plus possible.
Je suis avec ce qui arrive dans l'instant. La douleur, le deuil, la naissance, l'argent, la pauvreté - je veux ce qui est là, maintenant.
Tant qu'il y a une attente, il y a une peur. Tant qu'il y a une peur, on ne peut pas fonctionner.
Dans les prétendues voies spirituelles, il y a une espèce de fantasme de perfectionnement, le fantasme de s'épurer, de comprendre, de s'améliorer, de se changer.. il n'y a rien à atteindre dans la vie.
Ce qui arrive est ici, jamais là bas. Tant que l'on croit le problème hors de soi, on est en train de se raconter une histoire, on ne peut pas écouter. Je ne peux pas sentir et penser à la fois.
Cela se fait tout seul. Tôt ou tard, on se rend compte que l'environnement est parfait, que c'est nous qui avons un problème.
Tant que j'ai la fantaisie de prétendre que le monde existe et qu'il me fait souffrir, aucune maturation n'est possible. Je ne connais que ma projection du monde et je ne peux rien connaître d'autre. Je dois avoir l'humilité de reconnaître que c'est ma propre souffrance qui m'est révélée par la situation."
Eric Baret
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Commentaires
B
Merci de vos passages amicaux Bonne journée
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H
Un petit coucou pour te souhaiter un bon week-end.<br /> Je suis sortie du CAC hier soir.<br /> Pas réussi à publier un nouveau post, aussi je l'ai mis en commentaire sur l'ancien.<br /> Je serai absente quelques temps du blog.<br /> Amitiés.
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F
Bonjour Bérénice, <br /> Très belle idéologie encore faut il pourvoir l'appliquer, car notre genèse ne nous a pas formé à ces réactions, nous ne vivons pas en autarcie et dès lors, comment vivre sans se préoccuper même un peu des autres....<br /> A méditer, encore et encore, <br /> Bonne journée <br /> Amitiés, bisous 
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L
Je vais essayer de me mettre dans sa position pour y méditer, bisous JL
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J
Bonjour Bérénice. Le jour où je ne voudrai plus rien, où n'attendrai plus rien, c'est que je serai morte, donc effectivement il n'y aura plus de douleur ! Il me semble que Vivre, c'est être souvent dans l'attente :  le lever/coucher du soleil, la pluie, la petite graine qui pousse, l'animal qui a ses habitudes et qu'on guette, et comme théoriquement l'Homme est sociable et vit en meute, on attend des gestes ou paroles d'amitié, d'amour, de la part des autres. Tout cela n'est pas forcément douleur. Enfin, c'est mon point de vue. Bisous philosophiques.
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