Sagesse Du Monde/Bien-être et Bonheur au Quotidien
Le Dalaï Lama dit souvent que l'amour est plus naturel que la haine, l'altruisme plus naturel que l'égoïsme, car de la naissance à la mort nous avons tous besoin, pour survivre, de donner et de recevoir de l'amour pour accomplir à la fois notre propre bien et celui d'autrui. En général, ajoute-t-il, nous nous sentons "bien" lorsque nous manifestons de la bonté à autrui, et "mal"
lorsque nous nuisons à autrui.
Nous préférons la compagnie de personnes bienveillantes; même les animaux s'éloignent de quelqu'un de coléreux, brutal et coléreux, brutal et imprévisible. Selon lui, le rapport entre bonté et bien-être s'explique par le fait que l'homme est un "animal social" et que, de sa naissance à sa mort, son existence et sa survie dépendent étroitement de l'entraide et de la bienveillance dont il bénéficiera, et dont il fera preuve à sont tour à l'égard d'autrui.
Comment dans ce cas, expliquer que l'humanité soit soumise à tant de conflit et de violence? On peut comprendre la bienveillance comme l'expression d'un équilibre mental de l'être humain et la violence comme un déséquilibre.
La haine est une déviance qui provoque la souffrance de celui qui la subit et de celui qui l'inflige.
Lorsque l'on perd nos points de repère et que l'on dévie de notre état d'équilibre, tout devient possible.
Il est donc clair qu'il faut apprendre à maîtriser nos pensées malveillantes dès qu'elles surgissent en notre esprit, tout comme
il faut éteindre un feu dès les premières flammes, avant que la forêt tout entière s'embrase. Sans cette vigilance et cette maîtrise, il nous est très facile de nous écarter considérablement de notre potentiel de bienveillance.
Matthieu Ricard