
« Depuis que l'Évangile est apparu, rien ou presque rien de ce qui a été fait dans le monde
occidental ne l'a été sans l'Église ou en dehors de son influence. Grâce au christianisme,
la femme a obtenu sa promotion. La monogamie est devenue une institution. L'amour humain
a été presqu'inventé. La liberté et l'égalité sont devenus un idéal indéracinable. La fin et
la soif de justice sociale tenaillent le coeur de l'homme. Le "Rendez à César ce qui est à César
et à Dieu ce qui est à Dieu" a fait son chemin. [...] Le judéo-christianisme a délivré le monde
du poids de la fatalité. [...] L'Église a enseigné à l'homme que lui seul pouvait transformer
le monde en transformant son propre cœur. Elle lui a donné confiance dans l'amélioration
spirituelle dans la société. Elle lui a appris la fraternité universelle » (Henri Fesquet
[journaliste du Monde], Le catholicisme religion de demain, 1962).
Aujourd'hui on cherche à manipuler le génome humain et créer des chimères
(être mi-humain, mi-animal). Qui pourra freiner les délires des apprentis-sorciers ?
Comment stopper cette folie que l'on ose présenter comme un "progrès pour l'humanité" ?
Ne serait-ce pas plutôt du côté d'une haine jalouse de Dieu qu'il faudrait interroger
l'origine de leurs "recherches"?
On ne peut pas taire qu'une grande partie de cette humanité ne s'inscrit pas du tout
dans leur démarche. Et qu'elle en redoute même avec effroi les conséquences, irréversibles.
Cela ne rappelle-t-il à personne les "Lebensborn" d'Adolf Hitler ?
L'espèce humaine est-elle en train de programmer son suicide ?
(Photo ©coll. cartes postales Stan Rougier)