13
juil.
2021

Adieu liberté.
Je dis adieu à une liberté doucement chérie.
Ici je déverse rarement mes idées, ou mes choix politiques.
Tout simplement que d'un angle de vue, chaque point de vue est défendable.
Mais là je reste sans voix.
Notre liberté sera bientôt à prouver, à gagner.
À nous contraindre de faire une chose en laquelle je ne crois pas.
Comment a-t-on pu en arriver là ?
Pass sanitaire, test pcr, vaccin obligatoire.
J'ai des frissons.
Des larmes au bord des yeux.
Alors même nos corps ne nous appartiennent pas?
Nous n'avons plus que nos rêves, ou nos âmes encore libres.
Tout le reste est dicté.
Pris au piège d'une société qui s'étiole, s'étouffe et se casse la gueule.
Je ne porte pas le masque.
Depuis le début de toute cette merde.
J'embrasse, je bise, je baise.
Je ne désinfecte rien.
Je ne lave aucun fruit/ légume.
Je me lave très peu les mains.
Je n'ai aucun spray ou gel désinfectant.
Alors suis je surhumaine?
Invincible ?
Ou tout simplement immunisé ?
Non parce que moi je vois juste que je vis dans un lieu hautement touristique.
Que je croise des centaines de gens par jour et que ma seule peur, c'est qu'on
me foute un produit dans les veines, et pas d'attraper une maladie...
Je préfère vivre en prenant le risque de mourir.
Que de mourir en prenant le risque de ne pas vivre.
Pardonnez moi.
Mais ne plus voir de sourires, de visages m'est insupportable.
De parler de ça depuis un an et demi aussi.
Pardonnez moi de faire tout l'inverse.
De vouloir me battre contre une maladie qui n'a tué aucun des miens.
Par contre des cancers, des AVC, des maladies auto-immunes, orphelines, si.
Je croirais en ce connard de virus, quand la cigarette sera un objet dangereux et interdit à la vente.
Quand l'alcool ne sera plus un article jugé essentiel et indispensable ( alors que les livres non )
Quand la drogue ne sera plus un problème dans nos villes et nos campagnes.
Quand les flics ne fermeront plus les yeux quand ça les arrange.
En attendant il me reste un peu de liberté, très peu.
Presque ridicule.
Mais vous n'aurez pas ma ligne de conduite.
Vous ne m'obligerez pas à un truc aussi insensé.
Laissez moi en paix.
Laissez moi vivre comme je le veux, à mes risques et périls.
J'ai connu le danger.
Sans même m'y frotter.
Failli mourir de tant de choses différentes et qui vous tombe dessus sans préavis.
Cessez de croire que vous allez mourir.
Vous ne vivrez que dans la peur.
Je pense vraiment que si l'état voulait nous protéger il y a belle lurette
qu'on ne mangerait plus autant de merdes industrielles.
Qu'on respirait autre chose que les merdes recrachées par les grands groupes.
Que l'eau serait enfin distribuée dans les pays qui n'en ont pas, au lieu d'enrichir Nestlé et coca.
Laissez nous vivre avec le peu que l'on a.
Le peu de vrai qu'il nous reste.
Le peu de beau que vous n'avez pas exploré, exploité et sali.
En attendant ma pseudo liberté, d'expression, d'être, de penser et de faire...
Je vais pleurer les jours heureux.
En espérant qu'ils reviennent.
La dame aux bons mots.
Cyrielle Soares.
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