
Oui nous choisissons notre prénom
Pourquoi? l'entendre , c'est entendre ce que nous sommes venus accomplir,
notre mission de vie.
Une de mes consultantes a vu son prénom changé par "un tour de cochon" de sa mère
qui a payé une sage femme pour déclarer au monde sa fille, sous le prénom de sa mère, avant que le père puisse le faire sous le prénom initialement choisi.
Les premiers mots de cette femme lorsqu'elle est venue me voir ont été : "cela fait 60 ANS que je veux mourir"....
merci donc aux Himbas
Chez les Himbas de Namibie en Afrique australe, la date de naissance d’un enfant est fixée, non pas au moment de sa venue au monde, ni à celui de sa conception,
mais bien plus tôt : depuis le jour où l’enfant est pensé dans l’esprit de sa mère .
Quand une femme décide qu’elle va avoir un enfant, elle s’installe et se repose sous un arbre, et elle écoute jusqu’à ce qu’elle puisse entendre la chanson de l’enfant qui veut naître.
Et après qu’elle a entendu la chanson de cet enfant, elle revient à l’homme qui sera le père de l’enfant pour lui enseigner ce chant.
Et puis, quand ils font l’amour pour concevoir physiquement l’enfant,
ils chantent le chant de l’enfant, afin de l’inviter.
Lorsque la mère est enceinte, elle enseigne le chant de cet enfant aux sages-femmes
et aux femmes aînées du village.
Si bien que, quand l’enfant naît, les vieilles femmes et les gens autour de lui chantent
sa chanson pour l’accueillir.
Au fur et à mesure que l’enfant grandit, les autres villageois apprennent sa chanson.
Si bien que si l’enfant tombe, ou se fait mal, il se trouve toujours quelqu’un pour
le relever et lui chanter sa chanson.
De même, si l’enfant fait quelque chose de merveilleux, ou traverse avec succès
les rites de passage, les gens du village lui chantent sa chanson pour l’honorer.
Dans la tribu, il y a une autre occasion où les villageois chantent pour l’enfant.
Si, à n’importe quel moment au cours de sa vie, la personne commet un crime ou
un acte social aberrant, l’individu est appelé au centre du village et les gens de la communauté forment un cercle autour de lui.
Puis ils chantent sa chanson.
La tribu reconnaît que la correction d’un comportement antisocial ne passe pas
par la punition, c’est par l’amour et le rappel de l’identité.
Lorsque vous reconnaissez votre propre chanson, vous n’avez pas envie ou besoin
de faire quoi que ce soit qui nuirait à l’autre.
Et en va de même ainsi à travers leur vie.
Dans le mariage, les chansons sont chantées, ensemble. Et quand, devenu vieux,
cet enfant est couché dans son lit, prêt à mourir, tous les villageois connaissent
sa chanson, et ils chantent, pour la dernière fois, sa chanson.
texte sur les Himbas relayé par Mon âme