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berenice.la.ballade

 

Peut être une image de 1 personne et texte qui dit ’Une grande dame!! Elle aé a it ceci en en1871 71 S'il y a des miséreux dans la société, des gens sans asile, sans vêtements et sans pain, c'est que la société dans laquelle nous vivons est mal organisée. Onne peut pas admettre qu'il y ait encore des gens qui crèvent la faim quand d'autres ont des millions dépenser en turpitudes. C'estcette pensée qui me révolte! Louise Michel’

 

Institutrice, femme de lettres et militante anarchiste et féministe, Louise Michel (1830 – 1905) est l’une des figures majeures de la Commune de Paris.

Enjolras

Portrait en noir et blanc de Louise Michel, ses cheveux sombres laissés libres. Elle regarde vers la gauche avec un air grave.Née le 29 mai 1830 en Haute-Marne au château de Vroncourt, Louise Michel est la fille de Marie-Anne Michel, servante, et de « père inconnu » (probablement Laurent Demahis, fils du châtelain). Elle grandit au château et y reçoit une éducation de qualité. En 1850, à la mort des propriétaires, sa mère et elle doivent quitter le château.

En 1852, Louise obtient un diplôme d’institutrice. La même année, elle crée une école libre en Haute-Marne, où elle ouvrira une seconde école en 1854, et y enseigne pendant un an avant de partir pour Paris. Elle commence à y enseigner en 1856 et poursuivra son activité pendant une quinzaine d’années. Elle y ouvre deux écoles et commence à s’intéresser à la littérature. Elle publie des textes et des poèmes sous le nom d’Enjolras (un personnage des Misérables de Victor Hugo, chef d’une coterie révolutionnaire) et entretient une correspondance avec Hugo. Elle fréquente les milieux révolutionnaires et côtoie des personnalités comme  Jules VallèsRaoul Rigault et Émile Eudes. Elle devient blanquiste, partisane du mouvement révolutionnaire et républicain socialiste fondé par Auguste Blanqui. Elle rencontre également Georges Clemenceau.

 

 

L’Arrestation, oeuvre du peintre Raoul Girardet, hommage à Louise Michel.

Arrestation de Louise Michel en déportation pour la Nouvelle Calédonie 

Déportation en Nouvelle-Calédonie

En 1870, pendant la Guerre franco-prussienne, Louise Michel manifeste contre l’arrestation de blanquistes. Alors que la famine sévit à Paris, elle crée une cantine pour ses élèves. Elle devient membre du Comité de vigilance de Montmartre, association politique, et présidente du comité de vigilance des citoyennes du 18ème arrondissement. Le 18 mars 1871, l’insurrection éclate à Paris et Louise y participe activement, ainsi qu’à l’expérience de la Commune de Paris. En avril-mai, Paris est assiégée et Louise participe aux combats de rue à Issy-les-Moulineaux, Neuilly, Clignancourt. En mai, sa mère est arrêtée à sa place et Louise se rend pour la faire libérer. Détenue près de Versailles, elle assiste à l’exécution de ses amis et de l’homme qu’elle aime, Théophile Ferré. Pendant deux ans, elle est gardée prisonnière dans une abbaye transformée en prison puis condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie.

 

 

     Louise Michel à Nouméa 

 

Pendant le voyage en bateau, Louise rencontre Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel, militante anarchiste et féministe, eux aussi déportés. Au contact de cette dernière, Louise devient anarchiste. Détenue sept ans en Nouvelle-Calédonie, elle y crée un journal, édite un recueil de contes kanaks et cherche à instruire les autochtones. Lorsqu’ils se révoltent, en 1878, elle prend leur défense. En 1879, elle obtient le droit de s’installer à Nouméa et y reprend son métier d’institutrice.

 

 Louise Michel accueillit à sa descente du train  

 

Militante à Paris

En 1880, Louise Michel retourne à Paris et y est chaleureusement accueillie par la foule. Elle reprend immédiatement son activité de militante et de femme de lettres, donnant des conférences, intervenant dans des débats politiques et publiant un ouvrage. Le 9 mars 1883, elle mène aux Invalides une manifestation au nom des « sans-travail » qui dégénère en affrontement avec les forces de l’ordre. Après s’être rendue aux autorités, elle est condamnée à six ans de prison. Graciée en 1886, elle est de nouveau emprisonnée en août pour un discours en faveur de mineurs, pour quatre mois. En 1887, elle se positionne contre la peine de mort. En 1890, elle est à nouveau arrêtée à la suite d’un discours.

 

 

 

 Dans sa maison vers 1900  1904 

Libérée le 4 juin 1890, elle se réfugie à Londres où elle crée et gère une école libertaire avant de revenir en France en 1895. Pendant dix ans, elle multiplie les conférences, les actions militantes et les séjours à Londres. Au cours de ces années, elle est plusieurs fois arrêtée et incarcérée, mais ne cesse jamais son activité.

Louise Michel  vers 1870. Photographie de J.-M. Lopez. Paris, Bibliothèque Marguerite Durand 

Louise Michel meurt en janvier 1905 à Marseille d’une pneumonie.

 

 

Louise Michel
Date/Lieu de naissance : 29 mai 1830, Vroncourt-la-Côté, France
Date de décès : 9 janvier 1905, Marseille, France
Louise Michel, alias « Enjolras » (nom de plume de Louise Michel), née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte en Haute-Marne et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, est une institutrice, écrivaine, militante anarchiste, franc-maçonne française, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris.
Préoccupée très tôt par l'éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. À 26 ans, elle y développe une importante activité littéraire, pédagogique et politique et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes de Paris des années 1860.
En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu'en soutien. S'étant livrée en mai pour faire libérer sa mère, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle se convertit à la pensée anarchiste. Elle revient en Métropole en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit son militantisme politique dans toute la France, jusqu'à sa mort à l'âge de 74 ans à Marseille.
Elle demeure une figure révolutionnaire et anarchiste de premier plan dans l'imaginaire collectif. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement libertaire.

 

 

 

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Commentaires
L
Faut croire que plus d'in siècle plus tard la socièté est toujours mal organisée, bisous JL
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E
Bravo pour la mise en lumière de cette femme , des exemples pour nous toutes ; se fixer un but et le suivre vaille que vaille.<br /> Bises.
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L
Voilà une vie bien remplie, pour cette femme qui s'était donné un but et l'a suivi toute sa vie...j'admire ces personnes qui se consacrent à une cause envers et contre tout, tout en étant bien incapable de le faire moi-même !<br /> Le plus triste c'est que ça ne change absolument rien ... les pauvres restent pauvres et les riches restent égoïstes...<br /> Bisous et bonne journée
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F
Si elle était encore de ce monde, elle serait à nouveau activiste... bien qu'on ne peut comparer ces époques lointaines de la nôtre, elle serait sans doute étonnée de voir qu'il existe encore tant de misères à l'heure actuelle ?
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M
bonjour Bérénice, <br /> on peut dire que pour l'époque , c'était une forte tête . <br /> Passe une bonne journée, gros bisous, <br /> Nadine<br />
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