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Edoardo Marchi



Histoire de Mata Hari 
 

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LE SULFUREUX ET TRAGIQUE « Soleil » ou « Œil du jour »: MATA-HARI.

Margaretha Geertruida Zelle dite Grietje Zelle, connue sous le nom de Mata Hari, est une danseuse et courtisane néerlandaise, née le 7 août 1876 à Leeuwarden et morte le 15 octobre 1917 à Vincennes. Elle fut fusillée pour espionnage pendant la Première Guerre mondiale.

 

Margaretha Geertruida Zelle est née à Leeuwarden (Frise) d'Adam Zelle, un riche marchand de chapeaux et de capes néerlandais, et d'Antje van der Meulen. Aînée d'une famille de quatre enfants, elle a trois frères. Appelée familièrement M'greet ou Grietje, la jeune Margaretha a un teint basané au point d'être souvent prise pour une Eurasienne. En 1889, l'entreprise de son père fait faillite ; le couple se sépare en septembre 1890, et sa mère meurt huit mois plus tard en 1891. Déchu de son autorité parentale, son père doit accepter qu'elle soit placée chez un autre oncle, négociant à La Haye qui la fait entrer dans le pensionnat le plus huppé de la région et où elle commence à s'inventer un passé glorieux. Lors de ses études à Leyde pour devenir institutrice, elle est renvoyée de l'école à la suite d'un scandale impliquant une liaison avec le directeur, qui perd aussi sa place. À 18 ans, le 11 juillet 1895, à la suite d'une annonce matrimoniale, elle se marie avec un officier de la marine néerlandaise de dix-neuf ans son aîné, Rudolf MacLeod, avec qui elle part vivre aux Indes néerlandaises, où le capitaine MacLeod est nommé chef de garnison à Malang, dans l'Est de l'île de Java. Comme c'était l'usage des femmes européennes à l'époque, elle s'habille à la javanaise, parle un peu le javanais, apprend la danse javanaise. Le couple a deux enfants, Louise-Jeanne et Normand-John. Comme le résume l'un de ses principaux biographes, Fred Kupferman, « le 27 juin 1899, un drame brise définitivement ce couple mal assorti. Les deux enfants ont été empoisonnés. Vengeance de domestique, accident ? On ne saura jamais. » Deux histoires circulent : Rudolf MacLeod aurait battu un soldat indigène, amant de la domestique, ou aurait fait des avances à cette femme de chambre. Seule Louise-Jeanne survit. En 1902, de retour en Europe, elle divorce à La Haye de son mari, un homme violent et alcoolique. Elle obtient la garde de sa fille et une pension alimentaire, qui ne lui sera jamais versée. Rudolf MacLeod enlève sa fille, jugeant son ex-femme indigne et dangereuse. En novembre 1903, à l'âge de 27 ans, elle fait une arrivée peu remarquée à Paris. Jouant sur le patronyme écossais de son mari, elle se fait appeler « Lady MacLeod » et, pour survivre, se fait entretenir par les hommes, devenant une cocotte, entre la courtisane et la prostituée, dans le Paris de la Belle Époque. Début 1905, elle se fait embaucher en tant qu'écuyère dans le « Nouveau cirque » d'Ernest Molier, qui lui propose d'évoluer en danseuse dénudée ; elle commence dès lors à composer son rôle de danseuse orientale. Le 13 mars 1905, Émile Guimet, orientaliste fortuné et fondateur du musée du même nom, l'invite à venir danser dans la bibliothèque du musée, transformé pour l'occasion en temple hindou. Elle y triomphe dans un numéro de danseuse érotique exotique sous le nom de Mata Hari, signifiant « soleil », littéralement « œil du jour » en malais : sous les apparences d'une princesse javanaise habillée d'un collant couleur chair et entourée de quatre servantes, elle rend hommage au dieu hindou Shiva, et s'offre à lui lors de la troisième danse, se dėnudant progressivement. Très grande (1,75 m), élancée, avec une peau mate sous une chevelure de jais, un regard ténébreux et une bouche sensuelle, elle séduit son public. Devant le succès du spectacle parisien, Gabriel Astruc devient son imprésario pendant dix ans, faisant jouer la troupe en août 1905 à l'Olympia puis à travers toute l'Europe, rémunérée alors 10 000 FRF par soirée. Couronnée d'aigrettes et de plumes, elle se produit d'une capitale à l'autre, guettée par les échotiers qui comptent ses chapeaux, ses chiens, ses fourrures, ses bijoux et ses amants (notamment le lieutenant allemand Alfred Kiepert avec qui elle reste plusieurs mois à Berlin - cette liaison lui sera vivement reprochée lors de son procès). Son numéro d'effeuillage sous prétexte de danse orientale a fait d'elle une égérie de la Belle Époque, une femme moderne qui lève le tabou de la nudité dans une société encore marquée par le rigorisme moral du XIXe siècle. Elle aide les échotiers à créer autour de sa personne une légende : elle serait née à Java où les prêtres de Shiva l'ont initiée aux secrets de son culte et de ses danses. Son père était baron. Son mari, un officier supérieur dont elle est séparée, était jaloux comme un tigre (Mata Hari, pour justifier les cupules de bronze ornées de bijoux qui masquaient ses seins pendant ses spectacles, affirmait qu'il lui avait arraché ses mamelons dans un accès de rage jalouse, lui laissant de vilaines cicatrices. Ces cupules servant surtout à masquer leur petite taille). Elle est aussi une courtisane qui se préoccupe trop peu de la nationalité de ses conquêtes. Personnalité flamboyante, elle s'invente ainsi un personnage et une histoire mais sa carrière a du mal à redémarrer depuis sa liaison avec Alfred Kiepert en 1907 : endettée, elle est réduite à des rôles peu reluisants dans des spectacles non plus mondains mais populaires, allant jusqu'à se prostituer dans des maisons closes. En 1910 et 1911, après avoir atteint le sommet de la célébrité à Paris, elle séjourne au château de la Dorée à Esvres, qui était loué à la comtesse de La Taille-Trétinville par son amant le banquier Xavier Rousseau. En 1915, elle vend son hôtel luxueux de Neuilly et loue une modeste maison à La Haye. Elle y reçoit la visite du consul d'Allemagne Carl H. Cramer qui est intéressé par cette femme polyglotte introduite auprès des milieux du pouvoir et lui propose de rembourser ses dettes en échange de renseignements stratégiques pour l'Allemagne en retournant à Paris.

La suite demain .... 

 

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Commentaires
H
Une sacrée histoire, que sa vie.Espionne demande de se couper de beaucoup de choses,requiert un certain talent. On lui doit une certaine forme de solitude pour protéger ses proches. Hâte de lire la suite. Bon week-end. Amicalement
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Z
Et de se prendre pour une espionne...D'apres les archives des services secrets allemands,elle n'avait aucune valeur.Une horizontale a la mode .Executee,en chapeau,dans les fosses de Vincennes .Une victime de l'espionnite,pauvre pauvre femme!
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L
Il y a quelque temps j'ai lu un article sur elle, peut être était son défaut de parler Allemand, bisous JL 
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V
 bonsoir bénénice<br />  bien loin de connaitre toute son histoire  , Mata Hari, la danseuse pleine de mystères, l’intrigante aux charmes évanescents, a quelque chose d'envoutant.  merci  pour ton article belle  fin d'après-midi et  toute mon amitié monette
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V
COUCOU  BERENICE<br /> MERCI de ta visite<br /> quand au chemin de Compostelle, je crois que je vais le faire dans ma téte<br /> car epuisée par de multiples soucis, on verra plus tard ! ! !<br /> j'espere que tu vas bien<br /> a bientot<br /> bisous
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