
« Si quelqu’un vous dit quelque chose de blessant, posez-vous la question : « Qu’est-ce qui est blessé ? » Si quelqu’un m’insulte et que je me sens meurtri ou incompris, offensé, agacé ou même furieux, qu’est-ce qui est furieux et agacé, qu’est-ce qui est offensé ? Est-ce là que se trouve mon refuge? Dans cette personne dont les sentiments sont blessés, qui est bouleversée ?
Si mon refuge est dans la présence consciente, celle-ci n’est jamais perturbée par quoi que ce soit.
Par contre, en tant que personne, je suis vite contrarié parce que c’est ainsi que fonctionne l’image que l’on a de soi ; elle est basée sur l’idée que je suis quelqu’un qui a une certaine valeur, qui est apprécié ou pas, compris ou incompris, respecté ou pas, et ainsi de suite.
En tant que « personne », je donne prise à toutes les blessures, les offenses et les contrariétés.
...la présence consciente est pure. Si vous lui faites de plus en plus confiance, même si vous vous sentez blessé, contrarié, maltraité, mal aimé et non apprécié, la présence consciente sait que tout cela est impermanent. Elle ne juge pas, elle ne crée pas de problèmes. Elle accepte pleinement le sentiment que « personne ne m’aime, tout le monde me déteste » comme un simple sentiment qui disparaîtra de lui-même naturellement. Il passera parce que sa nature est de changer. »
Ajahn Sumedho, moine de la tradition de la forêt, bouddhisme Theravada.