C'est reparti pour un tour,
Aujourd'hui, nous repartons pour quelques semaines de retrait de la vie sociale (Très relatif pour certains, je pense aux soignants et autres métiers de première nécessité) et, dès les premières heures de ce vendredi "reconfiné", je prèfère dire "en retrait", il me parait important de me préparer pour faire en sorte que cette entrée en retraite forcée ne soit pas une corvée ou une contrainte, mais devienne une décision consentie de vouloir faire de ces jours suspendus une œuvre utile et bénéfique pour moi et les autres autour de moi.
Je me prépare, donc, pour aider mon cerveau à opérer ce passage au fond pas très difficile (Pour moi! en tout cas) vu que maintenant je suis entrainé à ce genre d'exercice qui risque fort de devenir coutumier. Je me prépare, dis-je, pour éviter de subir et de devoir sans cesse récriminer contre les dirigeants qui, ainsi, m'enlèvent un peu de ma liberté. Je pense à la formule du Christ dans les Évangiles, "Ma vie, on ne me l'enlève pas, je la donne". Je ne sais si on peut valablement appliquer cette phrase aux soucis sanitaires du moment, ce serait peut-être un peu facile. Mais j'avoue que cette phrase m'aide à envisager les temps qui viennent.
Une raison simple me pousse à agir ainsi. Si je prends mal ce moment de confinement, c'est sûr que je vais souffrir, pâtir et me mettre dans une position de victime qui ne va pas m'aider à lever la tête pour vivre ce moment de la meilleure des manières. Bien sûr, la période qui arrive est regrettable, dramatique pour certains, voire catastrophique pour d'autres. Je comprends cela et pense aux risques pour l'économie, la vie sociale et personnelle de milliers de personnes isolées et fragiles que la situation actuelle va probablement aggraver.
Mais, au fond de moi, je ne peux en rester là à pleurer et à geindre sur le sort des autres. Il va me falloir imaginer et mettre en place un plan pour les semaines qui viennent. Que vais-je faire? Comment vont se présenter les modifications inhérentes aux nouvelles règles sanitaires et sécuritaires? Ce que je peux faire, déjà, c'est essayer de ne pas me faire une montagne de ce qui va advenir, car ce qui vient dépend intimement de la façon dont je vais me conditionner pour tenter de réaménager mon temps de la manière la plus ajustée possible. Et puis, les conditions de sortie ont quand même été bougrement aménagées. Dès ce jour, je vais mettre en perspective les choses et me dire que je dois travailler à faire ce temps donné un temps utile et bénéfique pour ma vie. Le fait d'embrasser ainsi du regard les jours qui viennent va, sans nul doute, en changer la nature et le goût.
Et vous, comment vous sentez-vous et comment imaginez-vous les jours qui viennent? Avez-vous déjà pris une décision qui pourrait donner du sel à ce mois de novembre annoncé comme "éprouvant et difficile". Tenez, je suis tombé ce matin sur une phrase que je vous offre comme apéritif au temps qui s'ouvre devant nous:"...Toute vie est une aventure naviguant entre inattendu et inespéré", François Cheng , "L'âme".
MM