Repartons au combat,
La vie nous appelle à lutter.
Je vous en supplie, prenons un peu de distance,
Ne nous laissons pas envahir par la brume de l'actualité taciturne,
Prenons notre courage entre nos mains
Comme s'il dépendait de notre capacité à lever les yeux,
A voir dans l'obscurité du moment
Plus loin que nos tourments.
Aux yeux de l'histoire
Notre virus n'est pas dérisoire
Mais n'est pas non plus le fin mot du désespoir,
Il est un appel à voir dans l'épreuve du moment
Un espoir que nous n'osons pas entrevoir.
La peur, l'angoisse et la mort en miroir, bien sûr,
Mais il y a bien pire que la mort
Et son cortège déclinatoire,
La vraie mort n'est pas dans la finitude terrestre,
Elle est dans notre abdication face à l'adversité.
La perspective d'un reconfinement n'est pas une bonne nouvelle
Mais elle n'est pas non plus la fin de tout,
Ce qui devrait briser notre moral
Et nous ramener au néant.
Face aux troubles des esprits, il est bon
De croire que sommeille en nous
La force insoupçonnée de lutter,
De sentir dans la fragilité de la société
Une envie de prouver notre capacité
A rassembler l'énergie féconde des ardents.
Baisser les bras, sombrer dans la déprime,
Voilà ce qu'il nous faut éviter d'arrache-pied,
Autant que nous pouvons et voulons.
Les humains en ont vu d'autres
Et face à la tempête ou l'orage
Rien de tel que de croire en nous
Et d'organiser la résistance et la solidarité.
Plus que jamais le défi est dans la confiance
Et l'intelligence collective concertée.
Comment faire direz-vous?
L'imagination est la seule ambition
Pour transformer la grande dépression
En possibilité de sortir plus forts
D'une crise qui prend racine
Dans une vision défaitiste.
Je crois fermement que les événements de l'histoire
Sont des appels solennels à réveiller nos esprits endormis.
Allez, luttons et croyons que le pire est...
La démission.
MM